samedi 28 avril 2012

autour du Sacred Dal Lake

Enfin, nous arrivons en vue de Dharamsala, petite ville de 29 km² à flanc de montagnes, divisée en deux grands pôles, le Dharamsala haut et le Dharamsala bas.

Ce soir, nous dormons dans la ville haute, à 1700 m. Cette partie de la ville est spécialement peuplée de réfugiés tibétains.
Au milieu du XIX° siècle, les anglais de Delhi venaient à Dharamasala pendant la saison chaude pour y trouver un peu de fraicheur. C'est exactement ce que nous avons fait, d'ailleurs, on a sorti les pulls car la température devait être aux alentours de 23-24°.... une belle caillante!

Lieu de villégiature, donc, pour les colonisateurs jusqu'en 1905. Cette année là, un séisme terrible a détruit la quasi totalité de la ville, tuant plus de 20 000 personnes, et ruinant le coin. Les anglais sont donc partis chercher ailleurs un endroit pour paresser au soleil, laissant la région dans un triste état.

Depuis 1960 et l'arrivée du gouvernement tibétain en exil, les réfugiés ont afflué et aujourd'hui, ils sont plus de 15 000 à habiter là, et chaque année, 2 à 3000 bravent l'hiver himalayen en traversant les montagnes, fuyant l'oppression chinoise, pour trouver asile en Inde, au Népal ou au Bhoutan.

Notre hôtel est en pleine montagne, tout près d'un lac, le



Pendant que les garçons en font le tour, tout heureux d'assister à une bagarre entre un singe et un chien (mais bien tristes de voir que le singe avait eu le dessus!), nous sommes allés, Guillaume et moi dans l'unique épicerie pour trouver à boiiiiiiiiiiiiiire ! Et là, stupeur: regardez comme c'est propre et bien rangé! rien à voir avec notre épicier de quartier de Pune..... en plus, c'est riche en couleurs, ça donne vraiment envie d'acheter!

Sortis de là avec une bouteille d'eau et deux briques de jus de fruits, nous entrons dans l'atelier voisin d'un fabricant d'instruments de musique tibétains.


il faisait sombre dans l'atelier et je ne savais plus mettre mon flash....
 Non seulement ils fabriquent des instruments, mais en plus, ils sont sculpteurs sur bois.


un monk au bistrot

Arrivons à l'hôtel peu de temps avant le coucher du soleil, donc  vite vite, il faut en profiter. Nous proposons une balade dans la montagne, seulement voilà, les garçons ont vu des quads et préfèrent s'amuser un peu et nous laissent partir seuls sur le chemin.

Qu'à cela ne tienne, on y va. Il fait encore un peu jour, c'est splendide
 
 La forêt est peuplée de singes. A notre vue, ils décampent mais on les sent tout près à nous épier, sauf un qui a pris la pose pour la photo. Assis, il faisait environ 80 cm de haut des fesses à la tête.
 

et le soleil se couche tranquillement ....

...... mais rapidement.

Cet oiseau reste un mystère. Il est le fil rouge de tout notre voyage en montagne . A chaque halte, nous en voyions un. Ça chante de façon plutôt disgracieuse, mais pourtant son chant est envoutant. A chaque fois, il s'installe assez près pour nous voir mais suffisamment loin pour que le prendre en photo en gros plan soit difficile. Du haut de la tête jusqu'au bout de la queue, il mesure environ 50 cm. Je n'ai pas encore cherché son nom, mais si quelqu'un a une idée, ça m'intéresse.

Après une bonne demi-heure de marche dans la forêt, nous arrivons à un hameau. Une dizaine de maisons installées à flanc de montagne, chacune ayant son buffle dans la cour. C'est propre, les maisons sont bien faites, pas de bric & broc comme c'est souvent le cas en Inde. Ça respire la simplicité mais pas la misère.
Nous croisons des femmes rentrant du puits avec un seau plein d'eau, elles affichent un beau sourire calme et heureux.


Et puis arrive une voiture  et une autre, et encore une autre.... des musiciens descendent (trompettes, drums, etc..) , des tas de gens hilares aussi, et enfin, un marié en son habit traditionnel
 La mariée, je ne l'ai vue que trop tard alors qu'elle s'installait dans son palanquin fermé.
C'était la fin des 5 jours de noces , les mariés rentraient dans leur maison, chacun dans un palanquin porté par leurs amis, frères, cousins, etc.... et quand on voit la pente du chemin de leur maison, on a peur ..... à raison puisque le palanquin de la mariée a eu quelques problèmes; les porteurs ne devaient pas marcher au même pas; ça roulait de droite et de gauche et d'un seul coup, il a roulé de plus de 45° sur la gauche, ce qui a entrainé un grand hurlement,  rétablissement rapide, ouf, sans accident, puis des rires de soulagement. Mais la pauvre, elle a du avoir une drôle de trouille!!!


Rentrons et retrouvons les garçons en plein travail!

   nous investissons le billard indien pendant qu'ils finissent leur partie de billard américain.

Puis diner.... y'en a toujours un pour faire le zouave!
 et shisha d'après diner .......
et je réponds tout de suite à ta question, Théau, car je l'entends avant même que tu n'y penses: oui, Étienne a eu droit de tester ! C'était à la pomme ;)

2 commentaires:

  1. Bravo pour ces photos et ce reportage ! On y est aussi, il ne manque que les senteurs et le bruit de la nature !
    Pour l'oiseau, il s'agit du yellow-billed blue magpie ou Pirolle à bec jaune (en latin Urocissa flavirostris), de la famille des corvidés, les corbeaux quoi ! Voilà donc un corbeau local !!
    Bon, on attend la suite avec impatience
    Bisous à tous
    Pascale

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  2. ouahhh, trop forte! merci!
    je comprends donc pourquoi le ramage ne se rapporte pas à son plumage; le cri des corbeaux n'est pas des plus mélodieux!

    la suite va venir, patience, patience....

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