lundi 30 avril 2012

direction Dharamsala, ville basse

Des amis nous avaient parlé de St John Church, une jolie église juste avant Dharamsala. J'avais très envie de m'y arrêter tant ils nous avaient vanté les vitraux et la décoration intérieure. Donc sitôt vue, sitôt arrêtés!

Saint John in the Wilderness..... déjà, rien que le nom fait rêver: une église dans un endroit sauvage.... en effet, elle est perdue au milieu de rien, en plein cœur d'une forêt de cèdres himalayens. 

Avant de voir l'église, j'ai vu le cimetière et sur le moment, avant de comprendre que c'était le cimetière, j'ai trouvé qu'il y avait quelque chose d'étrange en ce lieu: ben oui, des cimetières, on n'en voit pas en Inde.... c'est archi rare ! 
Et ce cimetière est dans un endroit magnifique, calme, ombragé à souhait....

On atteint l'église en prenant un chemin dallé
décoré tous les dix mètres par une croix

L'église, de style néo-gothique, a été construite à 1300m d'altitude en 1852 par les anglicans.


Elle est connue aussi pour avoir miraculeusement résisté au tremblement de terre monstrueux de 1905 qui a détruit l'immense majorité des bâtiments, de Dharamsala à Kangra, tuant 20 000 personnes. Seule la tour de la cloche a été détruite. Elle faisait, parait-il, 300m de haut..... ça parait grand mais bon....
La cloche ayant été détruite, elle a été remplacée par les british en 1929. mais ils n'ont pas rebâti la tour.


Malheureusement, elle était fermée à clé, barricadée par des grilles de fer, donc on n'a pas pu rentrer dedans. Mais j'ai trouvé cette image du vitrail offert par lady Elgin, la femme du vice-roi de l'époque qui est mort assez jeune et a été enterré à cet endroit. Elle l'a offert à l'église en 1863.

Puis direction Dharamsala, à 1770 m d'altitude, où siège le gouvernement tibétain en exil. Village plutôt... très.... trop touristique mais c'est un tourisme bizarre: des anciens soixante-huitards, des jeunes en recherche d'une spiritualité bouddhiste, quelques hippies pour lesquels le temps s'est arrêté on ne sait quand....

Mais les deux rues commerçantes sont très animées; on y passe un bon moment, les garçons d'un côté et Guillaume et moi du nôtre.

Le temple, bien coloré, enchâssé entre les deux rues parallèles, entouré de petites échoppes de part et d'autre à tel point qu'on ne peut pas le prendre en photo facilement.

Sur ses quatre côtés, des rouleaux à prières. Y'en a 64 en tout et le "but du jeu", voyons, disons plutôt la marque de dévotion est de faire le tour en faisant tourner chacun des rouleaux avec sa main droite.
comme fait le monsieur devant
Sur la gauche, vous voyez les bâches bleues, ce sont les faces arrières des échoppes.

 
 Face avant, il y a ces dames par exemple. Elles vendent le travail de leurs mains et tricotent toute la journée.
 
Remarquez la tenue des femmes tibétaines. Ici, pas de sari, pas de salwar-kurta, sauf pour les indiennes, mais une longue jupe  unie avec un tablier coloré par dessus. En haut, elles portent chemisier et pull, voire veste polaire donc assez peu pittoresque pour nous, mais la jupe, elle, est traditionnelle.

Nous croisons cette vieille dame. regardez dans sa main gauche, elle a une sorte de chapelet, et dans sa main droite, elle fait tourner son moulin à prières. Elle est plongée dans ses pensées, ses prières.


Alors là, je crois qu'on ne voit pas ça partout. C'est un centre de désintoxication pour drogués. Comme à Katmandou, on trouve pas mal de shootés, de gens qui confondent la religion bouddhiste et la défonce à l'herbe ou l'héroïne et qui se retrouvent là, en marge de la société. Alors ils sont pris en charge pour une désintox et participent à des actions sociales comme la récupération des bouteilles en plastiques qui sont un vrai fléau dans la région.

On se balade dans les ruelles, c'est toujours un plaisir.


rue des cireurs de chaussures. Guillaume se fait alpaguer par l'un d'eux qui lui dit qu'il faut quelque chose à ses sandales car le cuir va s'abimer. Allez, on n'est ni à 10 minutes près, ni à 100 roupies près, donc on le laisse faire car après tout, les sandales ont besoin d'un peu d'entretien. Et ça permet de se plonger dans l'ambiance de la rue.


Des femmes indiennes hindoues allant à un mariage, en tenue de fête, avec leurs bijoux de fête. L'anneau dans le nez est le privilège des femmes mariées.

des monks, ça, on en croise sans arrêt!

On retrouve les garçons qui ont acheté une sorte de saucisse de porc. Si elle est bonne ils iront en racheter plein d'autres pour rapporter à Pune. En fait, elle sera infâme donc ils en resteront là pour les saucisses, mais rapporteront des nouilles chinoises. Et direction le Tibet Hotel pour un déjeuner de momos. Hummmm , c'que c'est bon les momos!! plat typique himalayen, on en trouve dans le nord-est de l'Inde, au Tibet, au Népal, ce sont des sortes de raviolis farcis de viande ou/et de légumes. C'est délicieux!!!!
On en avait mangé dans la rue une heure auparavant, des frits, ils étaient délicieux mais là, pour le déjeuner, on les prendra à la vapeur. Puis il sera temps de prendre la route pour Palampur afin d'arriver avant le coucher du soleil.

3 commentaires:

  1. Superbes photos... et contraste saisissant entre l'église et le temple !
    Ca ressemble aux samosas, les momos ? Tu as l'air d'en saliver encore...

    Bételgeuse/Marie

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  2. Terminer la soirée par un beau voyage, quel pied !
    Merci mille fois Delphine pour tout ce que tu nous apportes avec ce blog si bien illustré et écrit avec talent.
    On attend la suite avec impatience..mais on sait bien qu'il faut le temps de poster toutes les photos et leurs commentaires.
    Anne de St Appo.

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  3. merci Anne
    la suite va venir, c'est sûr! je profite des instants de libres pour charger des photos petit à petit entre les coupures d'internet. vous allez arriver au bout du voyage, ne t'inquiète pas! la suite réserve encore quelques surprises .....

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