Après ces quelques jours en plaine nature, le retour à la civilisation du bruit est terrible. Dans notre minibus étiqueté "tourist only" -horrible- on retrouve le monde, les embouteillages, la pollution (ce qui sort des pots d’échappement est noir noir !), les klaxons ....
passage devant le palais royal, blanc, au mur d'enceinte magnifique et au sein duquel on devine un vrai beau grand parc aux essences d'arbres nombreuses, devant l'ambassade américaine barricadée comme si nous étions en irak, avec des GI armés jusqu'aux dents et de grands panneaux "no photo", devant l'université "dreams garden" .... cool une université jardin des rêves ! .... et puis une grande affiche nous interpelle: les inscriptions sont commencées pour l'école X, pour l'année 2068-2069 .... bizarre bizarre .... nous demandons à Saïda qui nous dit qu'en effet, le Népal n'a pas le même calendrier que nous et ils sont en ce moment en 2068 !!!!
Plus de temps en auto pour traverser Katmandou que pour venir de Pokhara ....
Nous retrouvons nos valises, nos chambres, nos douches (le bonheur.... une vraie bonne douche chaude!), bref, chacun se remet en ordre de marche et rendez vous pour une balade en ville deux heures plus tard.
Achats cadeaux pour Coline et Valentin qui nous ont bien manqués, pour la famille d'Alan, puis on est allés se perdre dans les ruelles de la vieille ville de Katmandou ..... ça m'a donné vraiment envie d'y retourner plus longtemps et à la belle saison.
Diner tous ensemble à l’hôtel et bilan de la semaine, échange d'impressions .....
Beaucoup de points communs certes avec nos Alpes, mais il y a vraiment une chose qui nous a frappée, c'est l'équipement de cette montagne: les chemins sont dallés, les escaliers sont entretenus, ils semblent avoir des centaines d'années , on les croirait être d'origine tellement ils se fondent bien dans le paysage. mais ce sont les hommes qui, depuis des centaines d'années ont équipé cette montagne pour y vivre. Au début, on ne comprend pas pourquoi mais dès qu'il pleut, on comprend ce serait impossible de descendre un chemin de glaise imbibée d'eau sans dalle et des dalles plates, c'est glissant donc escaliers obligatoires! Bien vu ! Autre équipement, plus touristique, certes, mais très discret , ce sont les possibilités d'acheter de l'eau environ toutes les heures de marche. Au début, nous pensions remplir nos bouteilles aux torrents mais Saïda nous en a bien dissuadés; c'est la montagne certes, mais en climat tropical donc éviter de boire l'eau ! Et puis ce sont les habitants eux même qui proposent des bricoles à acheter (eau, snacks, biscuits...), pas de vraies boutiques avec leurs enseignes flashy .... non, tout se fond bien dans le paysage, discrètement mais très utilement.
la végétation, à altitude égale est vraiment différente car là où, en france, nous ne trouvons plus que des résineux, voire, même plus aucun arbre, dans l'Himalaya, on croise des bananiers, palmiers, riz, maïs, millet, pommes de terre, hibiscus, bougainvilliers, orchidées , des tas de sortes de feuillus différents dont je ne connais pas le nom.... complètement inconnus chez nous ....
température: quand on part dans le Alpes en balade, même sans monter au delà de 2000m, un chandail dans le sac n'est pas du luxe car la température de l'air est tout de même un peu fraiche, y compris par grand beau temps. Là bas, nous étions au dessus de 30° en permanence, même au dessus de 2500m d'altitude.... et monter des escaliers sans s'arrêter sous cette chaleur, c'est é-pui-sant .... on boit au minimum un litre d'eau à l'heure, et tout est éliminé dans la transpiration. Certes, le soir, au coucher du soleil, après une journée rude, les plus de 25 ans ont besoin d'un gros pull, mais c'est plus à cause de la fatigue qu'à cause du froid car la nuit, point de couverture, le drap suffit largement.
les gens: il y a du monde partout, des petites fermettes à tous les étages; je ne sais pas jusqu'à quelle altitude ils peuvent habiter, mais nous ne sommes pas aller assez haut pour ne plus voir ni habitation ni culture. Ils habitent là toute l'année, même entre 2500 et 3000m. Ils descendent une à deux fois par mois dans la vallée avec leurs mules pour un ravitaillement, vente de leurs production; ils semblent pouvoir être autonomes en ce qui concerne la nourriture. Des écoles partout dans la montagne, des écoliers partout sur les chemins, et qui font parfois plusieurs heures de marche pour aller écouter leur maitresse .... quelle leçon pour nos petits européens ! Ces gens respirent la santé avec leur bouille ronde et leurs joues pétillantes, le grand bon air des montagnes, non pollué .... et ils ont une forme physique vraiment surprenante: ils peuvent marcher, courir, monter des marches sans fin pendant des heures et des heures, portant des charges de plus de 40 kgs, sans transpirer la moindre goutte, sans ralentir un instant ... et toujours le sourire.... toujours ....
on en a croisé des népalais dans la montagne, et , mis à part celui qui portait les grosses charges pour un trek en très haute montagne, aucun ne transpirait. notre guide était époustouflant .... les femmes sur le chemin n'étaient pas en reste, elles grimpaient sans plus de difficulté que lorsque je me balade sur le front de mer de saint nazaire ..... époustouflant !!! et d'une gentillesse, d'une saine curiosité : d'où venez vous? vous êtes contents? bref, les népalais sont des gens adorables !!!
lunettes: là, c'est clair que l'Himalaya, c'est pas un bon endroit pour les lunettes :) . J'ai perdu les miennes en tombant dans un torrent le premier jour de vraie montée . Les garçons ont même descendu ce que j'avais monté en une heure pour essayer de les retrouver .... mais en vain ! Puis Etienne a perdu les siennes lors de la grande descente de la prairie pleine de sangsues .... sauts et hurlements de vikings .... pas cool pour des lunettes.... il s'en est rendu compte le soir, donc pas possible d'y retourner. et Guillaume, lui , a fait plus soft, puisque c'est juste un verre qu'il a perdu .... à priori dans le baquet où il a lavé son short dans le dernier hotel de montagne .... mais des lunettes de soleil à un seul verre, c'est pas pratique!
Et pour finir le bilan, nous avons tous convenu que plus de 5000m de dénivelé, un minimum de 40 000 marches, tout ça en deux jours et demi, ça nous avait fait un bien fou !!!!! On est maso ??????
non, sans blague, ça en valait vraiment la peine !!
et d'ailleurs pour ceux qui voudraient tenter leur chance, contactez nos amis Iman et Saïda de yatritreeking.com ! je leur fais de la pub car vraiment, ils sont excellents !!!!
bravo, j'admire ce trek en pleine chaleur! les photos sont belles... merci!
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