Nous voilà donc en route pour la dernière partie de la journée, prévue pour être de deux heures.
génial, ça commence par du plat, sur un chemin de terre et non pas de dalles, donc on se sent un peu comme chez soi ....
Puis, très vite, le chemin se met à descendre, en escaliers !!!!! au secours les genoux !!!!!!
pire encore, les escaliers remontent !!!
Saïda n'avait il pas dit que ce serait facile désormais, avec juste une alternance de plats et de descentes???? ..... il semble que nous n'ayons pas la même façon, lui et nous, de concevoir ce qu'est un chemin facile, ce qu'est du plat et ce qu'est une montée ..... mais qu'à cela ne tienne, quand faut y'aller, pas le choix, on y va!
ouf, un peu de plat
et ça remonte derrière !!!!
Bref, les deux heures faciles se sont avérées devenir des heures assez rudes ..... mais n'est ce pas normal? selon ma théorie (vaseuse, je vous l'accorde, mais bon, elle est tout de même vérifiée encore ici !) , comme on avait fait le plus dur avant Deurali, c'est qu'il reste encore le très dur !!!
Encore un gros torrent à traverser, et pas à pieds secs ...... et comme en plus, les pierres sont plus pointues que plates, ainsi que très glissantes, nous y allons un par un, prudemment . Sauf théau qui, quelques mètres plus loin, trouve une planche qui passe au dessus de l'eau ......
Au sortir de la forêt, à un moment, le chemin disparait, et une immense prairie nous apparait. Sur le moment, nous sommes ravis, un peu comme si nous nous retrouvions dans les alpages. Mais très vite, nous pensons tous à la même chose , avec effroi : herbe mouillée = sangsues partout !!!!!!!
A ce moment, je regarde mes pieds et en effet, une petite sangsue commence son ascension sur ma chaussure ..... horreur ....
Alors, nous filons, d'un bon pas, sans trainer, en essayant de ne pas glisser dans l'herbe mouillée. les garçons, quant à eux, restent en arrière sur des dalles sèches. Sur le moment, on ne comprend pas pourquoi et puis, à peine sommes nous arrivés en bas de la grande étendue herbeuse, on entend des hurlements de sauvages derrière nous. En nous retournant, on découvre une horde de vikings, courant, sautant, hurlant, et riant tout leur saoul ...... ils ont décidé d'aller au plus vite pour éviter les sangsues ...
résultat, l'un d'eux s'étale à l'arrivée et un autre s'apercevra une heure plus tard, qu'il en a perdu ses lunettes !
mais pas de sangsue !!
descente de mulets dans la vallée
Étienne ayant croisé la vache, je me retrouve face à elle au détour du chemin. Pas cool ... je ne sais pas qui est la plus effrayée des deux !
c'est clair que la descente est vraiment magnifique !
Vers 18h30, alors que le soleil commence tout doucement à terminer sa journée, nous arrivons à Dhampus, derrière nuit en montagne. Un petit hôtel propret mais encore douche et toilettes non accessibles la nuit sans risque, mais ça, finalement, on s'y fait !
A l'arrivée à Dhampus, j'étais dans un drôle d'état ..... mes enfants se souviennent de l'arrivée au chalet après la descente mythique du Mont Joly il y a quelques années... ben j'étais pire .... je ne pouvais plus marcher ..... riez, riez, Coline et Valentin..... riez tout votre saoul, parce qu'il y avait de quoi !!!! :)
Après un effort surhumain, j'ai pu descendre les trois marches qui permettaient d'atteindre l'arrière de l’hôtel, aller prendre une douche (chauuuuuude !!!!! ) mais je ne suis pas remontée ! Non, non, pas le courage ; je suis restée sur un banc à l'extérieur, en attendant que tout le monde se retrouve dans la salle à manger;
une ampoule de quasi 2 cms de diamètre sur le pied droit à soigner, chez moi, plus toutes celles des enfants (avec la palme à Théau! je ne les ai même pas comptées chez lui !), un bon diner et chacun file, dans le noir car panne d'électricité , dans son sac à viande.
Ah oui, je vous parle de sacs à viande car ici, les hôtels offrent des chambres, certes, mais pas de lit fait, c'est paillasse et couverture, donc il faut venir avec son drap.
On l'avait bien méritée cette nuit ! Les dos n'en pouvaient plus (sacs toujours aussi lourds bien que nous ayons fait un sort aux victuailles), les pieds hurlaient au désespoir, la chaleur nous faisait perdre 5L de transpiration à l'heure, les genoux s'étaient liquéfiés, ...... bref, heureusement que le moral allait bien et que les yeux se régalaient !
Au moment de m'endormir, je me dis: "et demain, pfffffffff, il reste encore deux heures de descente !!!!!!"
mais demain serait un autre jour ....
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