dimanche 17 mars 2013

Cuisine ...... on se lance .....

Pascale, tu m'avais demandé il y a bien plus d'un an maintenant un article sur la cuisine indienne. J'avais prévenu que le délai serait long ... il a été very très long ! Mais le sujet m'affole un peu car c'est really un très vaste sujet et comme, peut être vous l'avez remarqué, quand je commence un truc, il est rare que je ne fasse que survoler..... si en plus, on rajoute que j'ai des doigts bavards (normalement, on ne m'entend pas beaucoup mais on me lit beaucoup....) , ça risque de durer un moment avant que je n'y mette un point final.

Pas grave, on commence, on verra quand ça s'arrête....

Si je vous dis "cuisine indienne", à quoi pensez-vous? allez-y, en vrac:
-épices
-veg
-diversité
-curry
-masala
-poulet
-riz
.....

On va essayer de faire le tour le tout ça.... enfin un tout petit tour !
Allergiques à la lecture, revenez sur le blog dans un moment .....




La maîtresse de maison indienne, trouve dans la préparation des repas, l'accomplissement pour lequel elle a été éduquée depuis sa plus tendre enfance. Dans l'élaboration des mets  entre en jeu un savoir-faire transmis de génération en génération, à tel point que même les ustensiles changent peu au travers des siècles. La cuisine indienne est considérée par les indiens comme un art si ce n'est un culte dont le rite trouve place dans la cuisine et dont la déesse est la femme au foyer.


La société indienne est encore endogame à 90% et la cuisine est une des causes de cette endogamie; l'homme veut retrouver la cuisine de sa mère dans celle de sa femme ..... Par ailleurs, pour les hindous, manger c’est aussi trouver sa place dans l'univers. La cuisine est le lieu le plus sacré, là où se reproduit l’ordre universel. Cuisiner c’est reproduire la perfection de la nature. 

Tout un programme!

On est loin, bien loin de nos schémas européens..... 

Le repas est traditionnellement replié sur la famille ou sur la caste et les "étrangers" à l'une ou l'autre catégorie sont rarement invités. En effet, pour les gens de haute caste, partager un repas avec des "étrangers" est une mise en danger car des règles de pureté rituelle seraient possiblement enfreintes. C'est pourquoi il est par exemple très impoli de pénétrer dans la cuisine de ses hôtes.



Par contre si on a la chance d'être convié dans une famille, l'hospitalité s'exprime sans limite, les hôtes n'auront de cesse de resservir encore et encore leurs invités.

Classiquement, dans les familles de condition moyenne, on mange par terre, assis en tailleur. 


Mais de plus en plus, pour les indiens de classe sociale plus élevée, l'habitude de prendre ses repas à table est acquise. Néanmoins, les habitudes sont différentes de chez nous: tous les plats sont mis ensemble sur la table, y compris les desserts. Dans le sud, une feuille de bananier fait encore office d'assiette; ailleurs, on utilise une sorte de plateau en métal, le thali, sur lequel on se sert de chacun de tous les plats. Pour les mets semi liquides, le yaourt ou la soupe, il y a des petits bols que l'on pose sur le plateau également

De fourchette ou couteau, point ! Une cuiller, éventuellement pour les mets dans les bols, mais pas toujours .... Alors comment fait-on? On se sert de l'outil le plus efficace dont nous a doté le Bon Dieu: notre main ! Attention seulement la main droite ! N'allez pas utiliser la main gauche pour manger en Inde, malheureux ! elle est considérée comme impure!
Si dans le sud, on n'utilise que les bouts des pouce, index et majeur pour attraper les bouchées, dans le nord, il est bien mieux élevé de manger en prenant la nourriture à pleine main ....

quand je vous dis que c'est dépaysant..... vous me croyez?

Bien entendu, se laver les mains avant les repas est un rituel à tel point que beaucoup de salles de restaurant sont équipées de lavabo à côté des tables; de même, le petit récipient d'eau tiède faisant office de rince-doigts en fin de repas est normal. 
Souvent, le pân clôt le repas. Il s'agit d'une feuille de betel dans laquelle la maitresse de maison a enfermé un mélange d'épices aux vertus digestives, mêlé parfois de tabac à chiquer et d'autres secrets bien gardés.....

Voilà, j'ai volontairement commencé par des généralités sur le rituel pour vous mettre en appétit. Je continuerai par les différentes influences auxquelles a été soumise la cuisine indienne afin d'en expliquer les variantes que nous verront ensuite. Et quand vous serez vraiment affamés et avides de gouter, alors, on en viendra aux ingrédients, aux épices et.... aux recettes?


Mais pour l'instant, j'arrête, je file à la répèt de chorale ;)

2 commentaires:

  1. Ahhhhhh ça commence bien ! Pavlov est là et je salive déjà ! Merci pour ce thème culinaire.
    Bisouxx
    pascale

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    1. Tant mieux si l'intro est déjà alléchante, je vais fidéliser les gourmands :))))
      à propos, j'ai fait samedi, pour la répet de chorale de Guillaume des petits gâteaux aux chocolat au micro-ondes. Inutile de dire qu'ils sont partis plus vite que la musique! Mais le plus drôle, c'est la réflexion d'Etienne quand je lui ai dit que la recette venait de toi: "hahaha, j'aurais du m'en douter ! un truc aussi loufoque mais aussi bon, ça ne pouvait venir que de ma tante!"

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