mardi 2 novembre 2010

Choki Dhani



En ce moment, c'est les vacances ici.
Non pas pour la Toussaint mais pour Diwali qui est LA grande fête des hindous. C'est la fête des lumières, une sorte d'équivalent de Noël des chrétiens. Pendant 3 jours, cette année les 5, 6 et 7 novembre, ils font des cadeaux, un jour à leurs enfants, un jour à leurs amis et un jour à leur femme. Et pendant près de trois semaines, ils se déchainent en pétards, feux d'artifice..... y'a un bazar innommable dans les rues le soir..... un peu dur de dormir, mais c'est rigolo quand même! On suspend des guirlandes lumineuses électriques chez les plus riches, des lanternes en papier chez les plus pauvres ..... c'est très joli. Ils ont devant leurs portes des sortes de petites montagnes d'environ 30 cm de haut sur lesquels ils placent les figurines de leurs dieux. On pourrait comparer ça à nos crèches. Faudra qu'on aille prendre des photos.....

Donc Étienne est en vacances depuis le 22 octobre et ne reprendra l'école que le 9 novembre. Cette semaine, il est parti avec des amis à Pondicherry; il profite à fond de la plage et des vagues splendides de l'Océan Indien ! La semaine dernière, nous avons utilisé le temps libre des students pour faire quelques découvertes dans les alentours.

D'abord Choki Dhani. C'est la reconstitution d'un village du Rajasthan, à 20 minutes en voiture de chez nous, dans lequel ils ont organisé des petits shows et où l'on peut trouver aussi des animations pour les enfants . Nous y avons donc passé une bonne soirée terminée par un diner typique du Rajasthan.

Dès l'entrée, nous sommes accueillis par un drôle de cavalier qui danse au son du tambour.
Et commencent les divers shows.....
...... des danseuses superbement habillées. Celle ci n'était pas le moins du monde gênée par ses empilements de pots sur la tête pour danser sur un rythme assez soutenu. Elle finira son spectacle en montant sur deux sabres tenus par un socle, les côtés tranchants vers le haut bien sûr, sinon, ce serait trop facile !


un petit tour de dromadaire

une attraction que je ne m'attendais pas à trouver là mais qui pourtant m'a fait passer bien du temps pour étudier le "comment ça marche": le bateau-balançoire. Au départ, les enfants montent dedans; en fait tout le monde peut mais bon, déjà sur une simple balançoire, je suis malade alors là-dessus, j'ai même pas voulu tenter! Donc les passagers montent; jusque là rien d'anormal. Puis deux gusses viennent pousser le bateau comme une balançoire. Donc là, je me dis "ça va, ça n'ira pas trop haut!!" et bien non, j'avais tout faux car un troisième bonhomme est alors venu mettre en route le moteur de camionnette qui va donc prendre le relai. Dans un raffut épouvantable .... teuf teuf teuf ..... dégageant une fumée asthmatidéclenchante , le bateau prend de plus en plus hauteur .......

...... bien sûr aucune sécurité à l'intérieur .... on est en Inde!
Lorsque vient le moment de ramener tout ce petit monde sur la terre ferme, regardez bien sur la photo, le bonhomme au T-shirt vert: il tient devant lui un manche ; lorsqu'il tire le manche vers lui, une roue de remorque sort du sol et vient racler le dessous du bateau qui, petit à petit , ralentit et finalement en une vingtaine de ralentissement, les gusses attrapent le bateau et à la main, le font s'arrêter. Allez ouste tout le monde descend !!!!!


Après un tour de toboggan pour les plus jeunes, nous sommes invités à voir les danseuses portant du feu sur leur tête puis l'avaleur de feu qui , après l'avoir avalé, le crache; c'est époustouflant!!!!
J'avais pris une photo de lui crachant du feu mais ce qu'il évacue comme flammes est tellement énorme que ça prenait toute la photo donc pas vraiment facile de se rendre compte.... je dirais que quand il souffle , il évacue l'équivalent de 2 bons mètres cubes de feu, c'est vraiment ahurissant!!! Je n'ose imaginer l'état de son œsophage.....



Et puis c'est le tour du magicien ou plutôt de l'illusionniste comme il l'a si bien précisé; il fait des tours surprenants; par exemple, il a fait disparaitre la bague de notre amie et il l'a retrouvée au milieu d'une tomate qu'il a du couper afin de la récupérer ........ très très bien fait .....

De même, à la fin du show, il demande à chacun quel parfum de fleur il préfère en donnant le choix de 5 fleurs ... jasmin, rose, violette, et je ne sais plus quels autres. C'est alors que chacun d'entre nous peut sentir sur une main le parfum demandé, sans qu'il nous touche ...... incroyable!!


Un petit spectacle de marionnettes .... très chouette ... pourtant, c'est vrai que ça ne me passionne à priori pas, mais là, c'était remarquablement bien fait.

Le marionnettiste ensuite est venu faire des démonstrations de son habilité; entre autre il avait mis en équilibre sur son front ce dispositif: 6 baguettes partant de la baguette verticale et au bout de chacune une sorte de petit couvercle en métal; dans sa bouche, il avait une sarbacane, qu'il ne touchait pas avec ses mains mais qu'il orientait grâce à ses lèvres pour aller souffler sur les petits couvercles les uns après les autres de manière à ce qu'ils se soulèvent et qu'ils retombent dans sa main. Très très fort!
Et puis un funambule, une séance de déguisement en costume du Rajasthan, etc ..... et pour finir, nous avons été invités dans la salle à manger pour le diner. D'abord, passage obligé chez le gardien des chaussures qui entasse nos 11 paires de chaussures dans le même casier donc forcément, ça déborde mais comme de toute façon, il n'y avait que nous, on s'est dit qu'elles ne seraient pas confondues avec d'autres ; puis tout le monde au lavage des mains, rite obligatoire (c'est pas un mal!!!) et sur ce, on nous invite à nous assoir sur les coussins par terre chacun ayant une petite table basse devant lui avec un gobelet en métal pour boire , une grande assiette en feuilles de bananier et 4 petits ramequins aussi en feuilles de bananier pour y mettre les sauces. Pas de fourchette ni cuiller, ici, on mange avec les doigts ....
Ils passaient avec de grands plats et une grande louche, distribuant allégrement dans les assiettes et les ramequins; je ne saurai pas vous dire ce qu'on nous a servi, d'abord parce qu'il y en avait trop et puis de toute façon, à part le riz et les chapatis, je ne reconnaissais rien! Mais c'était délicieux à mon gout et c'est là que j'ai réalisé que j'avais commencé à m'habituer au piment car je n'ai pas trouvé ça fort alors que parait il, ça l'était !

jeudi 28 octobre 2010

spécial travaux publics .... pour Frédéric ...

Cette fois, c'est un article un peu technique: comment construit-on les immeubles ici.

Vous l'avez vu, les échafaudages sont en bambou, pas toujours très droits, mais visiblement, c'est du costaud.
Nous avons passé du temps à regarder l'immeuble en construction à côté du nôtre et au bout d'un moment, on a compris la technique. J'ai trouvé ça vraiment fort..... je vous explique en images.

D'abord, les jours précédents, les ouvriers installent des fers à béton horizontaux pour la dalle et verticaux pour les piliers. Ils en sont au septième étage environ puisqu'à notre hauteur.
D'abord, remarquez en premier plan une sorte de tour carrée avec une poulie en haut et un gars en rose. Il tient le chariot noir rempli de béton qui vient d'être hissé à la main grâce à la poulie. Vous pouvez deviner une rampe en planche qui va permettre au chariot de descendre jusqu'à la dalle de l'étage déjà achevé .
Ils ont fait descendre le chariot par la rampe puis le poussent vers l'endroit où il sera vidé. Pour faire ce petit trajet, ils le font rouler sur les sortes de rails qui ne sont en fait que des tuyaux de métal, pas vraiment droits, pas vraiment adaptés , mais ça fonctionne, c'est tout ce qui compte.
Arrivé au pied de l'échelle plus que rustique qui mène à la dalle qui va être coulée (là où sont tous les ouvriers et les fers verticaux), le chariot est vidé et ça fait un gros tas de béton frais. On renvoie alors le chariot en bas pour qu'il soit re-rempli.
C'est alors que la valse des bassines commence ..... En effet, les ouvriers prennent le béton avec des bassines en plastique noires et font la chaine pour que les bassines pleines arrivent en haut de l'échelle en bambou (pas bien visible sur les photos).Là, elles sont vidées dans le coffrage jusqu'à ce que tout soit plein. Ça dure vraiment longtemps. Ils sont sous un soleil de plomb, à manipuler du béton lourd ...... et pendant des heures et des heures .......

mais regardez sur la photo, complètement à gauche, sous son parapluie noir : le chef de chantier!! pour lui, c'est déjà moins fatigant .....

Et voilà comment on construit un immeuble ici, qu'il ait deux, dix ou vingt étages !!!!! Le nôtre aussi a été construit de cette manière .... et il semble bien tenir le coup ! en tout cas, j'espère!!

mercredi 27 octobre 2010

Shivaji Market


Shivaji Market, c'est LE marché de Pune, celui qui est réputé pour être le mieux achalandé, le plus grand, le top du top donc ....
Très peu d'expats y vont, vous allez vite comprendre pourquoi en voyant les photos. Nous, on aime beaucoup y aller, d'abord parce que c'est vivant, les commerçants sont sympa, les produits y sont frais et bons, et aussi beaucoup moins chers qu'ailleurs, bref, parce que nous pouvons y faire nos courses en côtoyant des indiens communiquant leur joie de vivre, leur joie de rencontrer des étrangers qui apprécient leurs produits, et c'est précieux.

On y arrive par une petite rue dans la vieille ville, bordée de vieilles maisons en bois dont on se demande comment elles peuvent tenir debout. Un monde fou, du bruit, des klaxons, des cris, des beuglements, des caquètements de poulets indignés, une chaleur et des odeurs qui déjà, avant même de passer l'entrée, font que ni le passant ni le chaland ne peuvent ignorer où ils se trouvent .......

Et voilà l'entrée, du côté des moutons. Une odeur forte fait instinctivement redresser la tête des rêveurs .... les peaux des moutons juste tués sont à l'entrée , entassées, attendant qu'un tanneur vienne les ramasser. Un homme les frotte avec ? du gros sel? - je n'ai pas pu bien voir avec quoi , mais ça ressemblait à du gros sel gris de chez nous. Sur la photo, vous voyez le tas de peaux à la verticale en dessous de PUNE . Le camion à gauche, rempli de caisses à claires voies est en fait un camion de poulets; ils sont vivants et attendent d'être tués, plumés et vendus. Il y a trois ou quatre camions le long du marché et quand les marchands ont vendu leur stock, ils viennent rechercher quelques caisses et , des poulets caquetant, ils font des poulets bons à cuire .... en moins de 10 minutes! Allez, vous venez? on entre.......


Première étape le marché aux moutons. Chaque vendeur a , à sa disposition , environ 2 m sur 3 et c'est là qu'il accroche ses carcasses juste tuées. Sur des esses bien alignées, les quarts de moutons sont bien visibles. Si je veux un gigot, il me décroche un quart arrière, me coupe le gigot et remet le reste sur son esse; si je veux une épaule désossée, qu'à cela ne tienne, hop, un quart avant, et sur son billot de bois, il prépare ça en un tour de main. Ils n'ont en général qu'un seul outil: une feuille, c'est tout..... la feuille du boucher, c'est comme un couteau qui ressemble effectivement à une feuille de format A5 avec le manche dépassant par le bord long. les leurs sont vieilles, très vieilles et elles ont souvent perdu leur forme initiale, mais elles coupent!!!!!
Par contre, quand on achète de la viande, que ce soit du mouton , du bœuf ou du buffle, ils ne la parent pas comme quand on l'achète chez nous, donc ensuite, à la maison, avant de pouvoir l'utiliser, il y a une petite heure de boulot (parce qu'on n'est pas boucher donc on ne va pas aussi vite qu'eux!)
L'odeur dans la halle aux moutons? ben ça sent le mouton !!! moi, ça ne me dérange pas, mais j'ai des amies qui n'y ont mis les pieds qu'une seule fois, et se bouchant le nez depuis l'entrée jusqu'à la sortie.... donc je pense que c'est pas forcément facile à apprécier. Par contre, quasiment pas de mouches comme en Afrique.



Allez, on continue, on passe dans la halle aux poissons..... on change d'odeurs .....

Curieusement, alors qu'on s'attend à une odeur très forte, non, c'est vraiment soft; et en plus, certains marchands font brûler des bâtons d'encens, donc l'odeur des poissons est bien supportable ..... enfin, pour nous, car ce n'est pas l'avis de tous.
Sur des étals le plus souvent en alu, les poissons sont bien rangés, par espèce, c'est splendide! Il y en a de tellement de sortes .... et puis pas du tout les mêmes que chez nous;
ils arrivent dans des grandes caisses en polystyrène emplies de glace et sont installés selon de belles pyramides sur les étals. Là non plus, pas de mouches.
Notre préféré pour l'instant, c'est le Pomfret; je ne sais pas du tout de quelle famille il est, mais c'est vraiment délicieux ... d'ailleurs l'autre jour, j'avais des amies à déjeuner et Guillaume leur a fait du pomfret; l'une d'elle, qui avait eu une mauvaise expérience avec du poisson de Bombay, et donc n'achetait plus de poisson du tout, a trouvé ça tellement délicieux que le lendemain, nous sommes allées au marché ensemble car elle voulait en acheter!

Une marchande en pleine négociation?

Un patron en plein boulot.......

Là aussi, ils travaillent sur un billot de bois, en fait, juste un tronçon d'arbre coupé à 1 mètre du sol et qui sert à découper, lever les filets, etc.... là aussi, la feuille est l'unique outil.

tout content de montrer ses petites raies ....

et son petit requin

Allez, je sens que vous commencez à trouver que les odeurs sont un peu prenantes, donc on move ,...... on va vers les légumes. j'aime vraiment aller acheter mes légumes là bas. En plus, une copine m'a donné ses tuyaux et je vais désormais chez un maraicher vraiment adorable, qui nous fait des tarifs indiens et pas expat comme celui deux rangées plus loin, ses produits sont frais et délicieux et il rajoute toujours un cadeau dans le panier. Malheureusement, il n'a pas été pris en photo car lorsqu'elles ont été prises, je ne l'avais pas encore présenté à Guillaume.

On ne distingue pas vraiment bien, mais les marchands sont assis en tailleur au dessus de leur étalage, leur balance devant eux, le plus souvent de type Roberval mais parfois encore plus rustique que ça. Ils ont souvent un arpète pour attraper ce qui est trop loin .

Et puis on sort pour aller dans le coin des fruits.
Là aussi , j'ai mes habitudes maintenant....encore ma copine qui me donne ses tuyaux......
un petit marchand de fruits super honnête et gentil comme tout qui me fait toujours cadeau de 2 pommes-cannelles en plus de mes achats, qui prend 5 minutes pour être sûr de me choisir un bon ananas for today ou un watermelon bien juteux.......

et puis mon petit marchand de citron, un petit bonhomme qui doit bien avoir plus de 70 ans, qui vient me chercher quand il croit que je ne l'ai pas vu, toujours avec un Graaaand sourire édenté, assis par terre avec ses citrons sur une bâche devant lui.
- "One dozen?"
- yes please! twenty roupies?
et il me fait signe que oui avec son grand sourire. Rien que pour ce sourire, je lui prends volontiers sa douzaine de citrons pour 30 centimes d'euros.

Donc, vous avez compris, au marché, je me régale !!!! C'est un vrai bonheur.....

Par contre, pas de photos du coin du bœuf et du buffle, mais il y en aura car on y va au moins tous les dimanches matin, à 8h, avant la messe, pour aller chercher du filet de bœuf à 100 roupies soit moins d'1,50 euros le kilo .... et qu'est ce qu'il est bon!!!!!!!
Mais, le marché aux épices, pas encore trouvé .... ça me laisse encore de quoi me balader......

jeudi 14 octobre 2010

un tour au cinéma

Lundi soir , une copine m'appelle
"on va au ciné demain matin avec une-telle, tu viens avec?"
"heuuu, c'est en anglais???"
"oui, mais c'est pas grave, ça te fera un bon exercice!"
"okk"

Donc mardi matin, j'étais à 9 heures moins le quart devant le cinéma, je vais toute seule prendre mon billet d'entrée; je demande une place pour le film de Julia Roberts; évidement le gus n'a pas compris quel film je souhaitais regarder ..... alors je me recule pour bien voir l'affiche , et, bien fort pour qu'il entende, je lui lis le titre EAT PRAY LOVE ......... et voilà, contre 70 roupies (un peu plus d'1 euro), j'ai mon billet!

Mes copines arrivent , nous rentrons dans la salle , énorme, splendide, propre ...... on n'est pas dans la même Inde ...... je remarque qu'il y a trois parties:
- la plus proche de l'écran : les sièges sont alignés sur un sol bien horizontal et en arc de cercle
- un peu au dessus : les sièges ne sont plus en arc de cercle mais bien face à l'écran et chaque rangée est un peu plus haute que la précédente
- alors là, pour la troisième partie , faut grimper plus fort, la courbe étant bien plus inclinée

Tous les sièges semblent bien confortables, ils sont en velours rouge, très chics

Nous montons et je découvre alors tout en haut de la salle, derrière les sièges rouges, une rangée de sièges noirs, invisibles dans la pénombre , ma copine me dit qu'il s'agit des places "platinium", le must du must, au même prix que les autres. Ils sont numérotés , contrairement aux autres, et on est censé s'assoir dans le siège dont le numéro est inscrit sur son billet. Comme j'ai pris une place gold et non platinium, je n'ai pas de numéro mais pas grave, vu l'heure, il n'y aura pas grand monde donc je ne risque pas de prendre la place de quelqu'un

Je m'assieds dans un de ces fauteuils noirs ........ et là, surprise ..... un tissu encore plus doux que le velours .... et on s'enfonce ...... incroyable ..... j'ai rarement vu de fauteuil aussi confortable ....... et laaaaaaarge : on peut s'assoir en tailleur sans problème ..... super !!!!!

Le projecteur envoie les premières images: un drapeau indien flottant au vent, les haut-parleurs lancent les premières mesures de l'hymne national indien ..... tout le monde debout, les bras le long du corps en signe de respect (surtout ne pas croiser les bras!) pendant les quelques minutes que dure l'hymne, très beau au demeurant.

Le film ? mes garçons diraient que c'est un film de filles ..... donc comme je suis une fille, j'ai bien aimé! et attention : J'AI TOUT COMPRIS!!!!! Enfin, j'ai tout compris de l'histoire parce qu'en effet, les mots, ..... ça dépend....

Les images sont très très belles, on voyage en Italie, en Inde et à Bali ....

Pour la partie qui se passe en Inde, on ressent bien l'ambiance quelques minutes , lorsque Julia Roberts débarque et est dans le taxi qui l'emmène de l'aéroport au ashram ; par contre, une fois qu'elle est dans le ashram, tout est calme, silencieux ..... donc pas vraiment une ambiance de ville! les costumes sont splendides, surtout lors du mariage de la jeune indienne, mais Julia Roberts a mis son sari à l'envers !!!!! c'est rigolo comme on a été gênées par ce détail ... on a tellement l'habitude d'en voir qu'un détail de ce genre nous frappe!

Et tout à coup, le film devient flou et s'arrête sur une image, au milieu d'une phrase ... je me demande alors s'il s'agit d'une coupure d'électricité (coupures quotidiennes à Pune, faut pas s'inquiéter , c'est normal), mais non, c'est simplement la pause...... des vendeurs de pop corn et de bonbons viennent nous proposer leurs trésors ..... en vain ... à 10 heures du matin, ça ne me dit pas vraiment.

Pendant l'entracte, je remarque que nous sommes environ une quinzaine dans la salle, dont 4 collégiennes en uniforme qui, visiblement , sèchent les cours :) .... d'ailleurs , elles quitteront la salle 15 minutes avant la fin du film .... un cours impossible à sécher ou le car de ramassage à prendre ????


Le film reprend son cours quelques instants en arrière .... nous voilà à Bali ...... magnifiques paysages .... ça donne vraiment envie d'y faire un tour!!

A la fin, je me suis aperçue que j'avais finalement bien compris l'histoire (elle n'est pas très compliquée, c'est vrai!!!!), et surtout, j'avais parfaitement bien compris la langue lorsque c'était les indiens ou les balinais qui parlaient ...... je me fais donc à l'accent d'ici, youpi !!!!!

Et voilà, un petit ciné à 9 heures du matin, c'est pas vraiment dans mes habitudes, mais c'est cool! Pour avoir moins mauvaise conscience, je me dis que c'était un exercice d'anglais...... non? :)

Bon, pas de photos dans ce message mais ne vous inquiétez pas, je vous en prépare un avec plein d'images, plein de couleurs, et plein d'odeurs....... pour bientôt ........

mercredi 6 octobre 2010

une semaine en france et me voici de retour




oui, j'ai pu partir, ouf .... avec 24 h de retard mais bon, papier du FRO obtenu à temps pour prendre l'avion de Delhi dans la nuit de samedi à dimanche.

Et puis une semaine sur les chapeaux de roue, ne restant pas plus de 48 heures d'affilée au même endroit, mais j'ai pu m'occuper de reloger mes garçons SDF et puis passer un petit we avec mes 4 grands étudiants .... une bonne infusion d'enfants , ça fait du bien !!!

Puis retour par l'avion de lundi matin pour Mumbai; vol sans problème mis à part un retard à l'embarquement pour cause de "mouvement social", quelques zones de turbulence sur les Balkans et l'Iran, mais rien de grave puisque nous avons atterri à l'heure.

Hôtel à Mumbai pour éviter de faire la route la nuit, puis 4 bonnes heures en voiture pour rallier Pune mardi après midi.


La dernière fois que j'avais pris cette "autoroute", c'était en mars, début de la saison sèche et chaude et rappelez vous, tout était brûlé, les herbes étaient jaunes, tirant vraiment sur le marron . Cette fois ci, surprise, tout est vert ... gorgé d'eau.... ruisselant même puisque nous avons eu droit à une belle pluie de mousson. Je ne me lasse pas de regarder : vache sur l'autoroute? oui, bien sûr ... mobylette à contre sens? mais bien entendu ..... chargement tombé du camion ? pourquoi pas .... quant aux camions décorés, bariolés, c'est toujours aussi dépaysant ....



regardez bien devant et à droite de la dépanneuse, il y a un inconscient qui descend l'autoroute à contre-sens. en mobylette

des rouleaux de feuilles d'acier : quelques tonnes qui tombent d'un camion sur la route ....



la vache broute tranquillement, mais quand elle voudra aller de l'autre côté, elle n'hésitera pas!




Un arrêt pour boire un café au Mc Do, seul "débit de boisson" accessible au moment où le chauffeur avait besoin d'un break. Et là, je suis restée un bon moment devant le panneau présentant les différents hamburgers ..... pas un seul big mac, ni mac bacon ou autre sandwich bien connu de nos jeunes , non, non .... mais des mac-veggie (c'est à dire végétarien), chicken-maharadja-mac ou autre hamburger exotique inconnu sous des longitudes et latitudes européennes ..... impressionnée ....... peut être qu'en Chine, il y a des mac-dog, et en Indonésie du mac-serpent .... ça m'amuserait d'aller voir ça !

bref nous buvons, qui un café, qui un ice tea (ben oui, diet coke is not available today!) et repartons. Je sors mon appareil photo tellement le paysage est beau mais, au travers des vitres de la voiture, la qualité n'est pas extraordinaire....



Et tout à coup, au beau milieu d'une belle montée, Guillaume , qui regarde loin devant, me dit "regarde là bas: des singes!"
Eh oui, des singes se promenaient sur la voie de gauche, sans crainte aucune .... et puis, quelques mètres plus loin, de plus en plus de singes, sur le muret au bord de l'autoroute. Le chauffeur s'arrête (parce qu'en Inde, sur l'autoroute, on peut s'arrêter comme on veut!) pour qu'on puisse mieux les voir . Guillaume ouvre sa fenêtre et là, j'ai pétoché parce que la maman singe, à moins d'un mètre de nous, faisait mine de vouloir sauter dans la voiture pour ...... pour quoi ???? je ne lui ai pas laissé le temps de nous le faire savoir! Et des singes, par familles entières, avec les petits, les bébés, il y en avait sur quelques kilomètres ..... impressionnant .... il est vrai que nous traversions alors une région très boisée dans laquelle la population simiesque est très importante puisqu'ils y trouvent des fruits en abondance et des feuillages denses pour élire domicile, une région de montagne riche en chutes d'eau splendides .... une région idéale pour rencontrer Mowgli , Share Khan (non, il parait qu'il n'y en a plus par ici, ouf), Baloo ou les bandarlogues .....

les voilà qui traversent (il faut bien grossir l'image )


vous avez vu le petit qui fait coucou à gauche?


une maman et ses deux petits


ils sont sur le muret peint en jaune et regardent
les voitures passer


et quelques belles images du paysage, bien vert, ainsi que des chutes d'eau :










Arrivés vers 18 h à Pune, nous retrouvons Etienne qui s'était magistralement auto-géré pendant 48 h tout seul. Déballage des cadeaux d'anniversaire ...... dîner et dodo car j'étais bien fatiguée.

Vers minuit moins 10, dans un demi-sommeil, j'entends un coup de sonnette ....... j'alerte Guillaume qui n'avait pas entendu ...... re-coup de sonnette, cette fois bien distinct, nous l'entendons tous les deux ..... je ne me sentais pas trop le courage d'aller ouvrir la porte à cette heure là, en pyjama qui plus est! Guillaume s'y colle , je l'entends qui parlemente un moment et il revient, un peu ahuri : "c'est le déménagement!!! Ils viennent livrer les cartons, il faut aller vérifier s'il y a tout......"


C'est l'Inde ..... rien ne devrait plus nous étonner .... et bien si !

Voilà que trois livreurs viennent poser nos cartons dans le salon, Guillaume vérifie qu'ils y sont tous et moi, je vérifie que tout est dedans, car les douaniers sont coutumiers du self service à ce qu'il parait et entre la douane et la maison, il s'est passé quelques heures pendant lesquelles nous ne savions pas avec qui était la caisse en bois qui, parait il aurait été détruite en plus ! dixit les livreurs .....
tout cela dure une bonne demi-heure, je coche sur mes listes chaque carton et au bout d'un moment, on peut affirmer: "c'est bon, ils y sont tous et il semble qu'il ne manque rien!!!" et pourtant, les cartons de vin (réserve bien choisie par Guillaume : que du TRES bon !!!!) ont bien été éventrés, auscultés ...... rien ne manque !!!! extraordinaire ...... je pense que Guillaume a encore très bien choisi son transitaire !!!

Mais avec tout ça, l'heure tourne et il est déjà presque une heure du matin lorsque l'on peut enfin dormir...... réveil à 6 h 30 pour le départ d'Etienne en classe ..... je suis fatiguée ......
mais pleine d'énergie, j'ai passé ma matinée à vider , laver, ranger, bricoler une bibliothèque de fortune avec des cartons empilés ..... d'ailleurs elle a une drôle de tronche ma bibliothèque .... je pense qu'elle va s'écrouler avant peu.....
La vaisselle est dans les placards de la cuisine, on a enfin pu prendre un repas dans de vraies assiettes de table !

Devinez donc quel fut le meilleur moment de la matinée : ma tasse de ricoré !!!! youpi, mes boites de rico sont arrivées!!!!!!!

vendredi 24 septembre 2010

j'aime bien les indiens, mais là ....... grrrrrrrrr ....non!

les galères ne sont pas finies!!!!!!!!

après avoir fait une nuit de 1 heure , j'étais à l'aéroport à 3h45 pour mon avion de 5h15. Comme ici, on n'a pas le droit d'entrer dans l'aéroport si on n'a pas de billet, Guillaume n'a pas pu venir avec moi à l'intérieur, je lui ai donc dit de rentrer tranquillement dans l'appartement. Si j'avais su .........

Je prends mes cartes d'embarquement au guichet lufthansa et je vais au bureau d'immigration, je fais la queue et c'est mon tour, le gars tamponne mon passeport, je me dis ouf, j'y suis presque .... mais il commence à tordre le nez, un truc cloche .... il me parle , à toute vitesse, je ne comprends rien, je lui demande de répéter doucement et là, je comprends que j'ai un vrai problème, je ne sais pas encore lequel, j'espère que ça va s'arranger, il continue à parler et moi je regrette de plus en plus d'avoir fait de l'allemand, du latin et du grec en classe , et d'avoir zapper l'anglais car je sens que ça ne va pas.....
finalement, je comprends qu'il me faut le récépissé du FRO . Sans ce papier, je n'ai pas le droit de quitter l'Inde .... et ce papier, on ne l'a pas encore reçu !!!!

je négocie, je dis que mon père est mort , qu'il faut que j'aille en france, que je suis allée au FRO me faire enregistrée, c'est vrai, et qu'on attend le papier ..... bref, tout à coup, je sais parler anglais ..... en tout cas, j'arrive à me faire comprendre!
le gars était très gentil mais il était désolé pour moi: IMPOSSIBLE de passer la police sans papier du FRO
Son chef arrive, rebelote ..... très très gentil aussi, faisant attention à parler doucement pour que je comprenne bien tout ; cette fois, oui, j'ai bien compris: je suis dans une vraie mouise .... mais ça n'est pas fini !!!!!!!

il me demande où est mon mari
- at home
est ce qu'il peut venir apporter le papier?
-on ne l'a pas reçu !
est ce qu'on peut lui téléphoner?
-j'ai fait la bêtise de laisser mon tel indien à la maison, pensant inutile de le prendre puisqu'il ne fonctionne que dans le maharasthra .... et je ne connais par coeur ni le n° de guillaume, ni celui de la maison !!!!!!
-est ce qu'il peut venir me chercher?
- ben non, puisque je ne peux pas le prévenir!!!!!

alors le chef de la police prend mon passeport et mes cartes d'embarquement et va annuler mon vol au guichet lufthansa
il m'explique qu'il faut que je retourne au FRO aujourd'hui pour récupérer le récépissé et comme ça, je pourrai prendre le prochain avion , dimanche matin; mais si je n'ai pas le papier dimanche, pas la peine de revenir, ce sera la même chose!
et puis il me demande comment je vais rentrer chez moi
- en ricksaw
et là, il me dit que non, que le ricksaw la nuit, c'est pas sûr pour une femme seule, qu'il faut attendre 7 heures du mat, heure de début de boulot des taxis de l'aéroport
il était 5 h !!!! deux heures à poireauter dans cet aéroport sans aucun charme ?????? noooooooooooooooooooooooonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn
et puis il me demande si j'ai de l'argent pour prendre un taxi, et là, je me dis que je suis vraiment cruche d'avoir laissé toutes mes roupies à la maison, et ne prenant que des euros!!!!

décidément j'accumule les âneries!!!!!! apprentie voyageuse que je suis!

donc on attend que le bureau de change ouvre; comme il n'avait pas envie d'attendre avec moi mais qu'il se sentait obligé de ne pas me laisser seule dans la mouise, il fait appeler par téléphone le préposé au bureau de change qui arrive 10 minutes plus tard. je change un billet de 100 euros à un taux de voleurs, tant pis !

le chef patron de la police repart avec mon passeport pour faire annuler le tampon apposé par erreur au guichet, revient après 10 bonnes minutes, me rend mon passeport et me dit d'aller attendre 7 heures sur une chaise un peu plus loin

j'y vais, de mauvaise grâce mais bon, que faire d'autre?

au bout d'une demi heure, j'en avais maaaaaaaaarre, je vais demander à une dame indienne ce qu'elle en pense: est ce que je peux prendre un ricksaw seule la nuit? elle me regarde avec un gentil sourire et me dit :surrrrrrrr, it's really safe!!! no problem!!!!

il est 5h40, je sors donc illico de l'aéroport sous les yeux du gardien étonné car il était avec le chef de la police pour me dire de ne pas prendre de ricksaw;
sans me démonter, d'un air assuré, je passe devant lui en disant "I can't wait more, I need to take a ricksaw!" et il me fait signe de passer, d'un air de dire "tu l'auras voulu!!!!!"

par chance, j'en choppe un qui venait de descendre des voyageurs, j'essaie de négocier le prix, mais zut, plus de courage donc tant pis, j'lui file 150 roupies, le double du prix normal mais maintenant, j'm'en fiche!!!!!!!!!!!!!!!!!!

à 5h55, je sonne à la porte de l'appartement (évidemment, je n'avais pas de clés, fallait bien que j'accumule les bévues!!!!!)
personne ne répond
je sonne encore
rien
encore
rien
alors là, je sonne sans interruption .............. quatre minutes après, j'entends du bruit, la porte s'ouvre, Etienne un oeil ouvert , l'autre fermé, m'ouvre , mi endormi, mi fâché d'être réveillé avant son réveil
quand je lui explique le truc, il est tout désolé

Guillaume arrive aussi, je le mets au courant rapidos ...... on s'est fait un bon café tous les trois, Guillaume a tout de suite envoyé un sms à son agent pour qu'il appelle à la première heure afin de régler cette histoire de FRO, pendant que moi, j'envoyais des mails et sms à la famille et au gentil comité d'accueil qui s'était préparé ....

je suis fatiguéeeeee et j'en ai maaaaarrrrrre de toutes ces tracasseries d'administration indienne!!!!!

jeudi 23 septembre 2010

scoop de saint nazaire sur clavier sans accent

pour info , nos deux garcons restes a St Nazaire en prepa sont SDF depuis mardi .....

En effet, la maison des amis chez lesquels ils logeaient a pris feu dans l'apres midi et, heureusememt il n'y avait personne a l'interieur a ce moment la ! Donc uniquement des degats materiels ......

Mais le deuxieme etage etant completement parti en fumee, nos garcons n'ont plus de toit et sont actuellement a l'hotel. Dans sa chambre, Camille a pu recuperer par miracle ses cours, parchemines, certes, mais proteges par l'epaisseur du carton des classeurs. Theau lui , n'a rien pu recuperer sinon son alto recouvert de l'etui fondu ....

Le moral semble bon neanmoins et la solidarite nazairienne a ete rapidement efficace.

Nos amis ont pu reintegrer le rdc et le premier mais nos garcons sont a la rue.

Si vous avez des idees, nous sommes preneurs, je pense surtout a nos amis de St Nazaire...





Pendant que j'ecris ca, je viens d'avoir un appel de mon frere : Papa vient de mourir.

je prends le prochain avion pour la France

mercredi 15 septembre 2010

les yeux grand ouverts

Chaque journée nouvelle nous apporte son lot d'images insolites ...... j'aimerais tellement avoir un appareil photo greffé sur les yeux à défaut de penser à prendre le mien avec moi quand je sors.

Que ce soit en rickshaw ou en voiture, le spectacle des rues est toujours passionnant ..... nous sommes vraiment dans un autre monde!

Alors que je cherchais un tuktuk pour aller à mon cours d'anglais , j'en vois un passer, chargé de petits écoliers revenant de leur matinée; normalement, la banquette peut accueillir 3 personnes au maximum, là, ils étaient huit et étaient tous debout pour prendre moins de place : huit petits indiens en uniforme super mignons , debout serrés dans un tuktuk .....

Les motos et les scooters emmènent sans problème le papa, la maman , le grand frère et la petite soeur .... pas de problème, tout le monde les uns derrière les autres, ça tient!!!
J'ai même vu des petits de deux-trois ans dormir, assis entre papa et maman, la tête dodelinant, que dis-je, virevoltant au passage des énormes trous ou superbes bosses dont sont parées toutes les rues .

Et bien sûr les vaches ..... même si on commence à avoir l'habitude de ces utilisatrices de voie publique, c'est toujours autant surprenant, surtout quand elles ont décidé de se coucher complètement sur la voie !
mais les vaches ne sont pas les seules à partager les rues avec les voitures et autres engins à roue: moutons, chèvres, buffles , ....... les piétons quadrupèdes font partie du paysage tout autant que les bipèdes

Toujours aussi dépaysant: le char en bois, aux roues en bois, tiré par deux énormes buffles aux cornes in-croya-ble-ment graaaaaaaaaaaaandes ..... alors là, on se demande vraiment si l'on est en 2010 dans une ville moderne - car Pune est une ville moderne, ouverte sur le monde ..... mais c'est l'Inde: on y croise tout et son opposé : la modernité et le moyen age, une épouvantable saleté mais aussi une extrême propreté , le dénuement total côtoyant la richesse débordante ...... tout est possible ici ; de la Mercédès rutilante au char en bois crasseux .....

L'autre soir, Guillaume allait faire regonfler son vélo chez le réparateur du coin; imaginez dix mètres de trottoir entre deux acacias. Sur les branches de l'un, des pneus , des chambres à air, sur les branches de l'autre des roues plus ou moins neuves, par terre, un vieux bac en plastique jaune ou tout au moins qui devait être jaune un jour, plein d'une eau pas vraiment limpide, mais pour autant suffisante pour déceler les trous dans les chambres à air, et puis une caisse en bois avec des tas d'outils , disséminés de ci de là, des petits sacs en tissu contenant celui ci des valves, celui là des rustines, etc..... et puis 5 ou 6 vieux vélos posés à même le sol sur toute la longueur de "l'échoppe", certains en cours de réparation, d'autres terminés en attente d'être récupérés ..... visiblement, tout ceci est à demeure dans les arbres et sur le trottoir, le ptit gars habite sur son lieu de travail et ne ferme jamais sa boutique .....

Décidément, je ne me lasse pas d'ouvrir les yeux et presque 4 semaines après notre arrivée, nous continuons à nous émerveiller des tableaux insolites que le quotidien met sous notre regard; il va vraiment falloir que je prenne l'appareil photo pour vous montrer mon marchand de légumes, le plus grand du quartier (3m x 5m), le supermarché où nous faisons nos courses (6m x 2m), le magasin de photocopies (1m50 x 1m50), ....... ce sera facile de les prendre en photos, il n'y a de porte nulle part !

vendredi 10 septembre 2010

qui ne connait pas le FRO n'a pas encore testé sa patience

FRO: Foreign Registration Office

c'est le bureau d'enregistrement des émigrés sur le fichier de la police, c'est ce qui permet d'avoir une carte spéciale , l'équivalent chez nous d'un permis de séjour.

FRO, ces trois lettres font pâlir tout expat qui y est, nécessairement passé, et, certains disent que celui de Pune est connu pour être le pire de toute l'Inde (mais bon, y'a toujours pire ailleurs à mon avis....)....
Certains y passent trois ou quatre fois une journée entière et ressortent à chaque fois sans avoir pu faire avancer leur dossier d'un poil ! D'autres, bien accompagnés , n'y passent que quelques heures, mais pour tous, c'est l'ultime mise à l'épreuve de la patience; quand on a passé le cap du FRO, on est prêt pour rester en Inde......

Donc hier, grande joie, nous devions aller au FRO tous les trois; Etienne a donc zappé sa journée de cours.
Depuis plusieurs semaines, Guillaume préparait le dossier, aidé de loin par un agent indien de Bombay. Il a du collecté des documents de toute sorte, les photocopier en X expemplaires, on a du aller se faire faire des photos dans un format spécial, .... bref, rien que le travail de préparation du dossier était lourd et délicat.

Nous arrivons donc à la grille du Commissionner Office of Pune, à l'intérieur duquel se trouve le fameux FRO.
Le trottoir devant la grille était défoncé, boueux du fait d'une récente averse; atmosphère humide mais pas lourde du tout car une jolie brise rafraichissait le fond de l'air et faisait bruisser les branches des arbres au dessus de nos têtes. La grille n'était ouverte que sur une largeur d'environ 60 cm, une grosse chaine reliant la partie droite de la partie gauche à un peu plus d'1 m 60 de haut, obligeant tous les gens plus grands que moi ( ça, c'est pas compliqué !) à se baisser pour passer.
Mais, attention, première épreuve: un cerbère à l'entrée nous explique, pas vraiment chaleureusement, qu'aucun sac ni mallette ne peut rentrer dans l'enceinte du Commissionner Office. Guillaume essaie d'expliquer que tous les documents sont dedans, parlemente et parlemente encore, mais rien n'y fait, le cerbère ne se laisse pas attendrir, et c'est ainsi que nous nous apercevons que tous les gens entrés ont leurs documents à la main, ainsi que leurs portefeuilles, passeports, etc.... et on nous explique qu'il faut laisser les sacs sur le trottoir, contre le mur...... dans la rue, donc! en effet, le long du trottoir sont amoncelés moult sacs à dos, mallettes, sacs à main, etc.... bien sur sans aucune surveillance ! voilà donc Guillaume qui remplit ses poches de son téléphone, ses sous, et tout ce qui a un peu de valeur , et nous laissons, en espérant les retrouver ladite mallette ainsi que mon sac à dos dans lequel j'avais pris le livre de chimie d'Étienne (puisque je savais que nous aurions à attendre, j'avais pris de quoi occuper le temps intelligemment), mais bon, tant pis, je laisse tout sur le trottoir .... à la Grâce de Dieu ....
et nous passons dans l'étroit passage entre les deux grilles et sous la grosse chaine. Devant nous une longue file de gens qui, comme nous, venaient se faire enregistrer. Nous devions prendre notre tour pour passer sous une bâche tenue par des bambous, sous laquelle une table à laquelle sont attablés trois gus en uniforme qui expliquent qu'il faut noter son nom, son adresse, cell n°, et encore tant d'autres choses, tout ça pour avoir droit de recevoir un petit bout de papier déchiré d'environ 2cm sur 2 cm sur lequel est noté avec un bic qui bave un numéro. Nous avions le 206. je ne sais toujours pas à quoi ça correspond.....
Alors que nous étions sous la tente, que dis-je, tente est un bien grand mot, disons la bâche kaki, une soudaine averse de mousson, donc bien bien forte, arrose généreusement tous ceux qui ne sont pas protégés ...... et nos sacs restés sur le trottoir ...... je regrette de plus en plus avoir pris le livre de chimie qui ne sera en rien protégé dans mon sac un peu vieux et plus du tout étanche , surtout sous une telle douche!

Ouf, nous retrouvons alors l'agent indien de Guillaume venu exprès de Bombay pour nous assister dans cette démarche d'enregistrement. Nous entrons alors dans le batiment: portique de détection (ça, on a l'habitude, il y en a à l'entrée de tous les magasins un peu modernes), nouveau cerbère avec un détecteur de je ne sais quoi qui fait bip , mais nous passons;
arrivée dans une sorte de hall, lumière blafarde; à droite, des fonctionnaires en uniforme assis derrière des tables et semblant papoter de tout et de rien et nous entrons à gauche dans une pièce d'environ 6m sur 20 semble être le cœur du bureau, là où tout se joue. Quelques sièges en métal à droite sur lesquels sont assis, en attente (de quoi? sur le moment, je n'en sais rien, mais après, je le saurai....) , des femmes, des enfants, certains dorment , d'autres transpirent allègrement..... car dans cette pièce dont les ventilos ne fonctionnent pas, il doit y avoir environ 200 personnes. Or, sur toute la surface de la pièce, plus des deux tiers est occupé par des bureaux séparés du public par de hauts comptoirs, donc la surface utile pour les demandeurs de carte n'excède pas 30 m². C'est dire l'impression de foule, l'étouffement , la chaleur, l'odeur, le bruit........ d'autant que tout se passe dans l'énervement, parfois les pleurs ou les cris. Il y avait une jeune européenne en larmes qui , à priori devait revenir pour la x.ième fois , sans résultat et qui craquait complètement. Nous nous frayons un passage au travers de toute cette foule pour aller à l'autre bout de la pièce, suivant notre indien qui semble savoir où aller; il s'arrête à un guichet, stoppe le demandeur en train de parler, squizze toute la file d'attente donc, et tend notre dossier à un fonctionnaire, avec lequel il devait être de mèche puisque celui ci n'a émis aucune remarque et a pris notre dossier. Nous attendions derrière , gênés tout de même de passer avant tous ces gens qui attendaient depuis des heures, mais bon ....
Le fonctionnaire zélé malheureusement rend à notre agent le dossier complet, car il faut d'abord passer par l'étape ordinateur.
Mince! On retraverse dans l'autre sens la foule compacte pour revenir à l'entrée , en face des sièges métalliques ; là, en effet, je découvre alors 4 ordinateurs hyper modernes (en tout cas pour moi qui suis une néophyte en la matière...) on dirait les consoles des techniciens qui envoient des astronautes sur la Lune, j'ai vu ça dans "Apollo 13"! derrière chaque ordi, une indienne clapotte sur un clavier, entrant des données dans l'engin; derrière chaque indienne, une file de demandeurs comme nous, attendant son tour. Encore une fois, notre agent slalome entre chaque étranger pour tendre à une préposée aux "consoles apollo 13" nos passeports et un formulaire appelé "form C"..... conciliabule de cinq minutes au bout duquel il semble qu'il faille changer d'endroit car notre form C n'est pas signé ni tamponné !

On sort donc de cette grande pièce , traversons le hall à la lumière blafarde et nous engageons dans un couloir sordide au dessus duquel un grand écriteau écrit en spaghetti ne nous indique donc pas sa destination! Au bout de ce couloir: cul de sac: à droite au fond , le chambranle d'une porte inexistante laisse apparaitre une petite pièce glauque de glauque!!!! Seuls guillaume et notre indien y entrent, Etienne et moi étant chargés de remplir trois "form A" (d'où ils sortaient, je n'en sais rien...... ) sur une table en formica sous laquelle dort un gars allongé sur un carton... toujours les mêmes infos demandées: nom, nom du père, date et lieu de naissance, passeport n°, date of issue, valid till, .... id pour le visa, adresse, cell n°, etc..... bref, on devient des pros à cet exercice là avec Etienne, on commence à connaitre tous les mots! Je pose un pied dans la pièce pour donner les trois formulaires à Guillaume. A ce moment, notre indien est en grande discussion, très très houleuse avec la préposée à la signature car elle ne veut pas signer notre papier, alors qu'apparemment, tout est en règle; en fait, elle croit que ce n'est pas l'original, que c'est une photocopie, donc elle essaie avec le doigt de faire baver l'encre, mais c'est de la bonne encre!!!!!!! Notre indien se met en colère, elle aussi, bref, je repars sur ma table dans le couloir car j'ai horreur de ce genre de trucs . Je les vois se fritter, il a du lui dire un truc pas cool parce que d'un seul coup, elle se lève de sa chaise , fait tanguer sa table qui ne tient que sur trois pieds, pointe son doigt vers lui comme si elle lui disait de partir........ Il discute alors avec Guillaume qui nous demande à Etienne et moi, d'aller prendre notre tour aux consoles apollo; eux, allaient arriver avec les papiers nécessaires.

Alors là, nouvelle épreuve ..... dans un jeu vidéo, j'aurais déjà atteint un bon niveau !!!
Je prends mon tour dans la queue et là, je me retrouve serrée de près devant et derrière par les gens de ma file, et à droite et à gauche par les gens des files à côté. Sachant que les ventilos n'étaient toujours pas en route, il faisait une chaleur à crever, on pouvait profiter pleinement des odeurs des uns et des autres et je vous laisse imaginer que ça ne sent pas le Chanel n°5 dans ces endroits là ...... Le gars devant moi a fini mais je n'ai pas les papiers donc je laisse passer la coréenne derrière moi .... nouvelle attente.... Etienne fait des allers retours entre Guillaume qui trie ses papiers dans le hall blafard et moi; je laisse encore passer un néerlandais, et puis un coréen , et je commence à ne plus tenir de chaleur et d'inconfort .... on attend notre indien qui a disparu et qui a les papiers nécessaires; comme vraiment, je ne tenais plus, Guillaume, qui avait fini de trier ses papiers, vient me relayer dans la file d'attente ...oooouf.... j'avise un siège métallique libre et hop, je saute dessus avec bonheur, d'autant qu'à ce moment là, les ventilos se mettent en marche! Nouvelle attente, guillaume laisse passer encore deux étrangers lorsque notre indien revient, enfin, et avec le "form C" signé et tamponné !!! Comment il a fait, on ne le saura peut être jamais .... mais tant pis, c'est fait, c'est le principal !!!
Et voilà, c'est notre tour et Guillaume commence à aider la clapotteuse de clavier à saisir les infos inscrites sur les formulaires préalablement remplis par nos mains. Voyant que c'était bien parti, notre indien s'eclipse, on saura où plus tard..... j'ai eu là, quelques dizaines de minutes à souffler sur mon fauteuil en ferraille .... cooooooooooooool ....

A peine notre préposée a-t-elle fini, qu'elle reçoit un appel sur son téléphone mobile accroché par une grosse sangle à sa ceinture, et elle se lève, quittant son siège, au grand désespoir des suivants dans notre file; elle nous fait signe de la suivre, nous traversons encore une fois la foule dense de la grande pièce et stoppons devant un comptoir où nous retrouvons notre indien. Là, notre clappoteuse écarte les premiers devant le comptoir pour nous mettre à leur place; j'ai vu le regard noir de la femme qui attendait ( depuis combien de temps? je n'ose imaginer....) et dont c'était enfin le tour!! Une nouvelle fonctionnaire nous prend en photo, nous faire signer virtuellement sur un tapis spécial et hop, c'est fini pour ce guichet là. Notre indien, lors de son moment d'absence avait tout goupillé pour que nous n'ayons pas à faire la queue pour la signature et la photo......

Puis direction le bureau auquel nous nous étions adressé en premier. Notre indien donne tout le dossier, mais ça ne va pas, il faut donner chaque partie séparément: d'abord tout ce qui concerne Guillaume c'est à dire une pile de 5 à 6cm de feuilles A4 , puis la mienne, un peu moins grosse, et enfin celle d'Etienne.
C'est à ce moment que Guillaume dit bonjour à une française de sa connaissance en Inde depuis 4 ans, qui venait chercher son nouveau visa; mais cette française était poursuivie par une cerbère de l'entrée car elle était passée avec son sac à main et sa mallette contenant un instrument de musique qu'elle ne voulait pas laisser à la pluie sur le trottoir! Explications houleuses, le ton est monté, les esprits se sont échauffés et pour finir, comme Etienne et moi n'étions plus indispensables maintenant que photos et signatures étaient entrés dans l'ordi, nous sommes sortis de l'enceinte du Commissionner office pour lui garder ses affaires pendant qu'elle en finissait avec son visa. On a su après qu'elle est ressorti sans car elle n'avait pas tous les documents nécessaires.....

Lorsque Guillaume et Anil (notre agent indien) sont sortis, disant que tout était ok, je me suis sentie bien soulagée! Vraiment je n'aurais pas aimé recommencer cette expérience comme le font la grande majorité des expat, 3 - 4, voire 5 fois, avant de se décider à venir avec un agent, qu'il faut , certes, payer, mais ça change vraiment tout..........

mardi 7 septembre 2010

patience et longueur de temps valent mieux que .......

Monsieur de la Fontaine n'était pourtant pas allé en Inde, et il avait néanmoins tout compris de la patience . Qui en manque vient faire un tour par ici et en repartira avec une bonne dose, croyez moi ......

Déjà, pour pouvoir boire le lait livré chaque matin, il faut le faire bouillir un moment afin d'en éliminer les microbes potentiels, c'est rigolo, ça me rappelle mon enfance : le même rituel existait à Montigny le Gannelon chez ma grand mère. Donc pas question de se jeter sur le lait dès qu'il arrive ... un peu de patience ....

Lorsque nous sommes entrés dans la boutique de Hi Tech, en vu d'acheter un ordinateur pour notre nouveau logement et une imprimante pour le bureau de Guillaume; nous pensions n'y passer qu'au maximum 1 heure; en une demi heure, après moult discussions avec différents vendeurs, nous avions fait nos choix, super ; ils nous proposent donc d'aller nous assoir dans l'un des somptueux canapés installés en face des écrans de télé super top, ce que nous faisons Étienne et moi, pendant que Guillaume continue de regarder les différents rayons, de ci de là. Au bout d'un moment, Etienne et moi nous apercevons que le programme proposé sur ces magnifiques écrans plats passe en boucle, nous entamions notre deuxième tour, Guillaume discutait âprement de je ne sais quoi avec des employés. Puis troisième visionnage de ces très belles images de voyage en Grèce, beaux buts lors d'un match de foot Espagne-Brésil et je ne sais plus quoi encore.... ça devient lassant mais bon, que faire? Vient enfin le moment d'aller à la caisse, nous nous sommes dit que notre attente interminable était enfin achevée, chouette! Et bien non, ça n'était pas encore gagné ... encore des discussions .... puis vient le moment de payer; avez vous déjà payé un ordinateur en pièces de 2 euros? et oui, la carte bleue ne voulant plus rien savoir (ça , c'est tellement courant ici, qu'on ne s'en étonne plus donc on a toujours du cash pour le cas où....), on a donc payé tout ça en billets de 100 roupies, qui correspondent à 2 euros!! Évidemment, il a fallu compter ,recompter et encore revérifier .... et pour finir, nous sommes sortis de là presque trois heures après y être entrés .....

L'autre jour, nous avions commandé la voiture et le chauffeur pour 18h30 car nous allions au concert. En bas de l'immeuble à l'heure dite, on s'aperçoit que le chauffeur nettoie à grande eau l'intérieur de la voiture et le temps qu'il termine , qu'il aille rendre le seau emprunté au gardien, nous partons avec un quart d'heure de retard....

Comme les matelas installés sur nos lits étaient plus qu'horribles pour nos dos européens ( le pauvre Valentin en a encore bien mal au dos!) , nous sommes allés voir un fabricant de matelas de mousse pour qu'il nous en fasse de meilleurs; nous serions livrés le lendemain à 17 heures. le lendemain, une amie me propose une balade dans l'après midi, mais pas de bol, j'peux pas, j'attends le livreur de matelas (Guillaume et Etienne n'étaient pas là) .... vers 18h, il appelle (et il parait que j'ai eu de la chance qu'il appelle) pour dire que comme il pleut, il ne livrera que le lendemain ....

Dimanche, après la messe, départ avec des amis et leurs deux petits enfants vers le sud, à environ 35 kms, une heure de route . On gravit la montagne au sud de la ville, sur une petite route large comme une voiture, ayant heureusement des accotements en caillasse qui permettent de se croiser. Des paysages magnifiques qui m'ont fait regretté d'avoir oublié l'appareil photo ..... splendide ..... étonnés par la circulation incroyable sur cette route qui d'habitude est totalement vide, par un nombre incalculable des gens qui montaient à pied, nous avons cru qu'il y avait une sorte de pèlerinage .... lorsque , au détour d'un lacet, une voiture sur le côté au bord du ravin, accidentée et un monde fou autour .... c'était le tournage d'un film!!
Arrivés sur le plateau du Deccan, paysage vraiment beau, nous passons un bon moment , pique nique, cerf volant pour Etienne avec quelques indiens de son age (ne parlant que le marathi, mais bon, ça a marché quand même!!) ..... puis quand vient le moment de repartir, on décide de prendre un autre chemin pour voir des chutes d'eau; le problème, c'est que de là, nos amis ne savaient plus rentrer sur Pune, mais pas grave, on demande à un gars conduisant sa fourgonnette, il nous dit de le suivre et nous voilà partis, suivant la fourgonnette blanche et nous avons mis plus de deux heures pour rentrer à la maison: nous habitons à l'est de la ville, nous étions à 35 kms plein sud, mais nous sommes revenus en contournant Pune par l'ouest et le nord ...... histoire d'apprendre un peu mieux la patience ; mais super journée néanmoins !

Des exemples comme ça, j'en ai à la pelle ....... l'Inde est une école de patience .....
Le dernier en date, hier soir, et c'est ce qui m'a donné l'idée de vous raconter ça: Guillaume m'ayant acheté un moule à gâteau, je me suis mise à l'œuvre et commence à leur faire un gâteau à l'ananas pour le dessert. Compte tenu des bestioles qui sont dans la farine, je tamise ; 5 minutes pour tamiser 100 g de farine ..... puis je me lance dans un pain: Un quart d'heure pour tamiser 450 g de farine.... faut dire que je n'ai comme ustensile qu'une passoire de 6 cm de diamètre! mais bon, en faisant ça, je me suis dit que j'avais finalement commencé à acquérir cette patience indienne qui nous fait tant défaut en occident où le "tout, tout de suite" est parfois presque une religion