Laissant ET tout seul pour 4 jours (non, pas si
tout seul que ça, rassurez-vous !! mais ceci-dit, la DAASS ne peut rien
contre nous puisqu‘il est majeur !), donc, laissant ET à son pain et son
pot de nutell*, nous (G, Val et moi) avons pris la route mercredi 22 janvier à 16 30, direction le Nord. et à
22 30, nous arrivions à Aurangabad, ayant roulé 270 kms en 6 heures donc, si on calcule
bien, ça fait du 45kms/h ….
Aurangabad,
petite ville d’environ 900 000 habitants, n’a en fait que peu d’intérêt
pour elle-même (quoique, ..... vous verrez en toute fin de "reportage"). La principale raison pour laquelle elle voit passer quelques
touristes, ce sont les sites voisins d’Ellora et d’Ajanta, deux sites inscrits
sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1983.
Après une
nuit, presque réparatrice, nous retrouvions jeudi matin Elisabeth et Bruno, les
amis français avec lesquels j’avais visité Hampi l’an dernier. Ils arrivaient
directement de France via Bombay. Un grand plaisir de se retrouver.
La première
chose à faire fut de trouver un moyen de nous véhiculer tous ensemble, mais
louer une voiture plus grande que la nôtre, comme ça, à l'arraché, n'était pas simple, donc on s'est
tous entassés dans notre auto et .... en Inde comme en Inde !!! Et nous partions vers notre première
étape, Ellora. 30 kms au nord-ouest de Aurangabad.
Imaginez une
belle falaise de basalte, qui s'allonge du nord au sud sur un peu plus de 2 kms
de longueur, ce sont les Charanandri Hills. Au sein de cette falaise, des hommes ont creusé, durant des
siècles, creusé, creusé toujours, creusé encore, creusé à mains nues cette roche
volcanique pour pouvoir y servir leurs dieux, pour pouvoir y installer leurs
moines à l’abri des villes et du bruit. Ça a commencé dans les années 600 ap JC, juste lorsque les grottes d'Ajanta (vous verrez plus tard, soyez patients alloooons !!!) furent abandonnées par leurs "locataires".
En tout, 34 grottes, complètement taillées dans le roc. Certains les considèrent comme l'équivalent de Petra en Jordanie. Je ne connais pas Petra donc je ne fais pas mienne cette assertion mais il est certain que le travail spectaculaire que représentent ces grottes vaut absolument le détour. Certes, je ne suis peut être pas très objective puisque, sang d'archéologue dans les veines obligeant, tout ce qui est vieille pierre m'attire.....
Il y a très très très longtemps, des moines bouddhistes avaient trouvé refuge lors de grosses pluies dans de petites grottes naturelles situées dans cette falaise. C'est ainsi que l'idée de creuser des cellules de monastères, voire des temples, est venue à de riches commerçants passant par la route marchande un peu au Nord ou débarquant sur la côte un peu à l'Est. Ils souhaitaient promouvoir une religion sans discrimination sociale ni caste et donc ont financé l'excavation des premières grottes bouddhistes... 12 grottes bouddhiques, datant de 600 à 800 ap JC.
Ça a commencé ainsi mais le bouddhisme étant déjà en train de disparaître de l'Inde, l'hindouisme a pris le relai. Des monastères et temples hindous ont été creusés entre 600 et 900 le long de la même falaise, 17 au total. Puis le jaïnisme a aussi été célébré ici avec ses 5 grottes jaïnes, excavées entre 800 et 1000. C'est ainsi que les trois religions primitives indiennes se sont côtoyées pendant des siècles. Les grottes d'Ellora sont témoins, non seulement d'une véritable prouesse "technologique" mais également de la grande tolérance religieuse de l'Inde ancienne.
Malheureusement, ces trésors d'architecture et d'art rupestre ne furent pas à l'abri des dégradations et destructions dues aux iconoclastes musulmans de la fin du 13° siècle... mais il en reste néanmoins suffisamment pour être ébloui.
Les grottes sont numérotées de 1 à 34, du sud vers le nord. Cette numérotation est à la fois géographique et chronologique. Plus on monte vers le nord et plus on avance dans le temps.
Mais on commencera pas le 16. Le premier "édifice" que l'on voit en arrivant, le temple de Kailasa, est véritablement LE chef d’œuvre du lieu. Ce temple, ou plutôt complexe de temple, très complet sur le plan architectural (gopuram, porche d'entrée, pavillon de Nandi, mur de clôture, vestibule, sanctuaire proprement dit, galeries autour du sanctuaire, chapelles subsidiaires, mandapa, etc....) a été creusé depuis le haut de la colline vers le sol et de l'extérieur vers l'intérieur. Il est connu pour être le plus grand monolithe sculpté du monde.C'est extraordinaire.... incroyable.... !!!!
Il a fallu 10 générations d'ouvriers, plus de 200 ans.... avec 1000 ouvriers en moyenne travaillant en même temps dans un espace de 85 000 mètres cubes.... évacuant entre 200 000 et 500 000 tonnes de gravas.... un travail colossal.....Malheureusement, ces trésors d'architecture et d'art rupestre ne furent pas à l'abri des dégradations et destructions dues aux iconoclastes musulmans de la fin du 13° siècle... mais il en reste néanmoins suffisamment pour être ébloui.
Les grottes sont numérotées de 1 à 34, du sud vers le nord. Cette numérotation est à la fois géographique et chronologique. Plus on monte vers le nord et plus on avance dans le temps.
Mais on commencera pas le 16. Le premier "édifice" que l'on voit en arrivant, le temple de Kailasa, est véritablement LE chef d’œuvre du lieu. Ce temple, ou plutôt complexe de temple, très complet sur le plan architectural (gopuram, porche d'entrée, pavillon de Nandi, mur de clôture, vestibule, sanctuaire proprement dit, galeries autour du sanctuaire, chapelles subsidiaires, mandapa, etc....) a été creusé depuis le haut de la colline vers le sol et de l'extérieur vers l'intérieur. Il est connu pour être le plus grand monolithe sculpté du monde.C'est extraordinaire.... incroyable.... !!!!
Le nom du temple fait référence à la montagne sacrée où Shiva était allé méditer, le pic enneigé Kailasa dans l'Himalaya.
A l'entrée du temple, la déesse Gajalakhmi, assise en position du lotus au milieu d'un lac de lotus, et aspergée par des éléphants.
Dans l'avant-cour, de part et d'autre , deux éléphants monolithes grandeur nature.
Partout, des hauts-reliefs représentant des dieux, des déesses et des héros du panthéon hindou.
Bien qu'en relatif mauvais état, le temple peut encore montrer la richesse architecturale et sculpturale de cette époque.
Deux colonnes, artistiquement décorées elles-aussi, s'élèvent de chaque côté .
de la précision extrême dans les sculptures.... même après des siècles de moussons...
Photo prise dans le mandapa... il y faisait une obscurité telle que je n'osais pas avancer jusqu'au lieu saint, au fond.... alors collée contre un pilier, j'ai arrêté de respirer pour laisser mon appareil prendre une photo sans lumière. la découverte est étonnante !
magnifique !
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