Depuis, le nombre de livres a été multiplié au moins par deux ( faut pas me lâcher dans une librairie, même si tout est en anglais !! c'est comme dans un magasin de tissus, mais ça, c'est une autre histoire ....... ), et les cartons se sont effondrés !
MAIS, Jason Bourne est arrivé, a fait des dessins, des schémas, des croquis, etc.... a tout soumis à un carpenter qui lui a dit pas de problème, en une semaine maximum, c'est fini. Ils sont allés ensemble acheter du teck (tant qu'à faire, autant que ce soit joli!) et le carpenter a commencé son boulot sur notre balcon début novembre. Les étagères sont toujours sur le balcon, les livres s'entassent toujours les uns sur les autres sur un fauteuil ou une table, les piles s'écroulent régulièrement mais comme j'ai appris la patience, je les remets en place et j'attends .....
Seulement voilà , il reste des chutes de teck et Guillaume n'ayant pas envie de les jeter a eu envie de s'en servir pour autre chose. Comme en plus, il a très envie d'avoir un "valet" pour y mettre ses vêtements, il a recommencé ses dessins, ses schémas et ses croquis ...... puis il a fait le point des chutes et a finalement vu qu'il n'y en n'avait pas assez, donc faut aller au timbermarket, le marché au bois.
C'était juste mon introduction .... j'suis encore trop bavarde ! pas grave, je continue.....
Nous voici donc partis vers le timbermarket, perdu dans un quartier dans lequel on ne va que très rarement, un quartier dont les artères sont étroites mais qui néanmoins doivent laisser passage à beaucoup de monde, d'où des difficultés de circulation ....
là, on a du se ranger un maximum sur le côté pour laisser passer le gros bus, c'était ......oufffff ...... limite !
Première étape, trouver le négociant qui saura nous donner le bois qu'il nous faut, à un prix raisonnable. Ils sont tous les uns à côté des autres, les entrepôts ouverts sur la rue donc facile de jeter un œil, discuter rapidos avec le patron et se faire une idée
C'est un enchantement que de se faufiler dans ces hangars remplis de bois. parfois un vrai bazar, parfois étonnement bien rangé.....
Guillaume fait affaire avec un marchand de teck ; commence alors la découpe des pièces, histoire de pouvoir les mettre dans la voiture . Ça aussi, c'est un drôle de poème .... regardez un peu:
le bureau du patron: un téléphone posé sur des bouts de bois, une image pieuse, un tableau avec des numéros de téléphone, des consignes en cas d'urgence et autres infos diverses, et une série d'interrupteurs...... assez sommaire, non?
LA scie, outil royal en ce lieu, imposante, objet de toutes les attentions
le fil électrique qui l'alimente traverse l’entrepôt pour venir aboutir au tableau électrique: un joyau !
c'est magnifique, non? il y a même un interrupteur de sécurité avec le bouton vert et le bouton rouge ! et bien, vous me croirez si vous voulez, mais je vous assure que le vert, c'est bien pour mettre en marche et le rouge pour arrêter! si si !! :)))
c'est vrai que cette scie, ils en prennent soin, la rafistolant quand nécessaire
et, oui, elle fait le raffut qu'on est en droit d'imaginer!
Une fois les pièces coupées, on peut se diriger vers le coin des tourneurs. Mais non sans prendre le temps d'admirer le travail des sculpteurs , tout à la main .
il est rare ici de voir une porte qui ne soit sculptée, c'est incroyable comme boulot
et nous voici devant l'atelier du tourneur. Celui-ci nous est quasi-imposé par le marchand de bois. c'est comme ça, chaque négociant travaille avec un charpentier , sculpteur ou tourneur particulier. Il a l'air très appliqué donc pourquoi pas. Son atelier mesure moins de 3 mètres².
Comme on va rester plusieurs heures , je déambule dans le coin et tombe devant ce que l'Inde a de magique: tout y est possible, même un arbre qui pousse dans une maison, ou une maison construite autour d'un arbre, comme vous voulez.
il sort par le toit de tôle.... bonjour les fuites pendant la mousson, et les bestioles dans la maison .... mais ça a un certain charme néanmoins, et moi, j'aime ce genre de charme :)
Revenons à notre tourneur. D'abord, il inspecte le morceau de bois pour voir s'il n'y a pas défaut pouvant entraver la bonne marche de son ouvrage. Et bingo, il y a un morceau qui ne lui convient pas, donc le marchand de bois, qui est toujours là, est bon pour aller en rechercher un autre; tant pis pour lui, fallait être plus attentif....
Puis il dessine grossièrement les arabesques qu'il compte donner à la colonne. Guillaume avait pourtant fait un super croquis, travaillé pour que les proportions soient au plus près de ce qu'on aime, mais ce croquis, le tourneur n'en n'a cure, il fait que son inspiration lui dicte et c'est comme ça !!
Puis il règle son tour à la bonne dimension, ajuste le bois, avec une précision surprenante.
Et le travail commence, le pied gauche servant à embrayer ou débrayer le moteur du tour.
J'aime voir faire ce genre de truc, c'est impressionnant.
et voilà, il est content de son boulot !
Superbes bibliothèques! Ca doit faire plaisir de voir tes livres enfin présentables. J'adore le teck mais en France, ouch! c'est cher!
RépondreSupprimerCaroline de Paris
c'est cher aussi en Inde .... certes, beaucoup moins, mais bon, c'est plus cher que le bois blanc. Et ce que j'ai découvert, c'est que c'est un bois dur et plus difficile à travailler finalement.
SupprimerTu me fais rire avec ta signature, mais au moins, c'est efficace ;)
Oui j'aurais pu mettre "Caroline de Bretagne" mais tu en connais peut-être d'autres! lol!
SupprimerN'oublie pas de nous dire ce que Guillaume a fait de cette magnifique "colonne" tournée.