J’avais pensé pouvoir vous envoyer un article sur notre journée de samedi avant la fin du WE mais une coupure inopinée d'internet qui a duré jusqu'à cet après-midi m’a fait rater mon envoi…….
Tant pis, la patience indienne aura encore du être mise en œuvre !
Depuis deux semaines, notre maid, Rahi, nous avait invités pour une visite chez elle. Elle était super contente qu’on accepte, et nous, super contents d’être invités ; ça prouve qu’elle nous aime bien. Donc samedi était le grand jour, nous partons à 11 h en voiture. Notre chauffeur Imran nous conduit car c’est en dehors de la ville et Guillaume ne se sentait pas de conduire deux heures à l'aller et deux heures au retour.
Passage de la première barrière montagneuse et nous voilà sur les plateaux du Deccan, sur la route de Sasvad - rappelez- vous : le vieux fort - et on continue au delà de Sasvad. Les paysages changent, très vallonnés, secs avec une végétation faite de buissons , quelques arbres , mais rien de très fourni…. Parfois une petite rivière , mais c’est plus un filet d’eau, voire quelques flaques entre les rochers qu’une rivière proprement dite. On en prend plein les yeux, c’est splendide …… magnifique !
Je regardais le paysage sans m'en lasser en me disant "si mes yeux avaient la fonction 'appareil photo', ce serait géant" ...... il y avait des tas de trucs déconcertants partout alors j'ai fini par sortir l'appareil de mon sac, d'autant qu'arrivait en face un char en bois tiré par deux bœufs, mais ....... le temps que je l'allume, que je règle le zoom, que je dérègle car le char avait avancé.... bref que je gagne ma réputation de photographe nulle .... il n'est resté que ça sur la photo:
En plus, je l'ai prise sans ouvrir la vitre , donc le reflet est visible ..... mais j'aime beaucoup l'attitude du conducteur ; c'est impressionnant!
J'ai essayé de prendre des vues du paysage mais comme ils mettent des poteaux électriques absolument partout, c'est difficile de trouver les cadrages qui les évitent.
un bien beau lac
Enfin, après deux heures de route, nous arrivons dans son village et , premier arrêt, le temple. Des temples, on en voit partout dans la campagne, des petits, des moins petits, mais toujours très colorés. Donc Rahi et Monali, sa fille adoptive, nous emmènent au temple.
Il a fallu attendre dix minutes qu'il ouvre. Tout d'abord, elles achètent des offrandes pour le dieu ....... noix de coco et autres sucreries. Lorsqu'il est l'heure, une dizaine d'hommes puis tout autant de femmes entrent , déchaussés, en faisant tinter la grosse cloche que vous voyez au dessus de la porte d'entrée .... un coup chacun. A l'intérieur, sur la gauche, une grande statue d'un dieu cheval , rose fushia pétard, de la taille d'un vrai cheval. Les gens vont lui toucher la tête en signe de vénération. Puis on attend un moment. S'ouvre alors une sorte de petite porte toute en métal travaillé - un peu comme quand enfant, on repoussait du papier d'alu pour faire du relief - mais là, c'est pas du papier d'alu, c'est un métal dur , une sorte de tôle argentée, et le travail de "repoussage" (je ne sais pas si le mot existe) est magnifique.
Donc on attend un peu et cette porte s'ouvre, les hommes , puis et les femmes, viennent chacun leur tour apporter leurs offrandes que récupère un acolyte de l'autre côté de la porte, ils posent leurs mains à différents endroits bien précis où se trouve de la poudre rose pétard, posent leur front sur la marche de la porte en signe de respect. Les hommes alors vont se mettre à la queue leu leu pendant que les femmes finissent leur offrande et saluent au passage la figure du dieu qu'on voit au fond, à deux mètres derrière la porte. Je ne sais plus si j'avais mes lunettes ou pas, mais la figure du dieu m'a semblé être un smiley qui rigole, d'environ 60 cm de diamètre !!!!!! J'en suis restée baba...... Puis les hommes passent la porte et ont le droit de s'approcher plus près du dieu, et enfin, ils sortent par une porte latérale. Nous retrouvons donc Guillaume dehors, qui leur avait emboité le pas, mais le rite n'est pas fini: ensuite, on fait le tour du temple et Rahi et Monali mettent leurs mains droites dans une dizaine de petites niches disposées sur le mur extérieur, niches dans lesquelles encore de cette poudre rose tenace.Inutile de dire qu'elles avaient les mains roses à la fin! Quant à Guillaume, le passage dans la salle réservée aux hommes fut fatal à son polo jaune; il est ressorti tout taché de rose fushia.....
Puis, direction la maison. On arrête la voiture à côté du puits qui alimente tout le village: il doit bien faire 3 mètres de diamètre, aucune protection et d'une profondeur ........ ahurissante !
Juste à droite, c'est le mur de la maison de Rahi...... au fond, un cochon qui fait les poubelles .....
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Mais il est l'heure de diner, rien n'est prêt donc je file, je terminerai demain....
elle met deux heures pour venir chaque jour???
RépondreSupprimernon, il semble qu'elle ait un petit logement dans le coin pour pouvoir travailler plus facilement. Mais dans le village, c'est sa maison à elle, où elle a grandi et où est encore sa famille.
RépondreSupprimerJ'allais poser la même question que Tup ! Et sa fille adoptive vit où alors ? Elle a quel âge ? Vous êtes ses seuls employeurs ?
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