les galères ne sont pas finies!!!!!!!!
après avoir fait une nuit de 1 heure , j'étais à l'aéroport à 3h45 pour mon avion de 5h15. Comme ici, on n'a pas le droit d'entrer dans l'aéroport si on n'a pas de billet, Guillaume n'a pas pu venir avec moi à l'intérieur, je lui ai donc dit de rentrer tranquillement dans l'appartement. Si j'avais su .........
Je prends mes cartes d'embarquement au guichet lufthansa et je vais au bureau d'immigration, je fais la queue et c'est mon tour, le gars tamponne mon passeport, je me dis ouf, j'y suis presque .... mais il commence à tordre le nez, un truc cloche .... il me parle , à toute vitesse, je ne comprends rien, je lui demande de répéter doucement et là, je comprends que j'ai un vrai problème, je ne sais pas encore lequel, j'espère que ça va s'arranger, il continue à parler et moi je regrette de plus en plus d'avoir fait de l'allemand, du latin et du grec en classe , et d'avoir zapper l'anglais car je sens que ça ne va pas.....
finalement, je comprends qu'il me faut le récépissé du FRO . Sans ce papier, je n'ai pas le droit de quitter l'Inde .... et ce papier, on ne l'a pas encore reçu !!!!
je négocie, je dis que mon père est mort , qu'il faut que j'aille en france, que je suis allée au FRO me faire enregistrée, c'est vrai, et qu'on attend le papier ..... bref, tout à coup, je sais parler anglais ..... en tout cas, j'arrive à me faire comprendre!
le gars était très gentil mais il était désolé pour moi: IMPOSSIBLE de passer la police sans papier du FRO
Son chef arrive, rebelote ..... très très gentil aussi, faisant attention à parler doucement pour que je comprenne bien tout ; cette fois, oui, j'ai bien compris: je suis dans une vraie mouise .... mais ça n'est pas fini !!!!!!!
il me demande où est mon mari
- at home
est ce qu'il peut venir apporter le papier?
-on ne l'a pas reçu !
est ce qu'on peut lui téléphoner?
-j'ai fait la bêtise de laisser mon tel indien à la maison, pensant inutile de le prendre puisqu'il ne fonctionne que dans le maharasthra .... et je ne connais par coeur ni le n° de guillaume, ni celui de la maison !!!!!!
-est ce qu'il peut venir me chercher?
- ben non, puisque je ne peux pas le prévenir!!!!!
alors le chef de la police prend mon passeport et mes cartes d'embarquement et va annuler mon vol au guichet lufthansa
il m'explique qu'il faut que je retourne au FRO aujourd'hui pour récupérer le récépissé et comme ça, je pourrai prendre le prochain avion , dimanche matin; mais si je n'ai pas le papier dimanche, pas la peine de revenir, ce sera la même chose!
et puis il me demande comment je vais rentrer chez moi
- en ricksaw
et là, il me dit que non, que le ricksaw la nuit, c'est pas sûr pour une femme seule, qu'il faut attendre 7 heures du mat, heure de début de boulot des taxis de l'aéroport
il était 5 h !!!! deux heures à poireauter dans cet aéroport sans aucun charme ?????? noooooooooooooooooooooooonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn
et puis il me demande si j'ai de l'argent pour prendre un taxi, et là, je me dis que je suis vraiment cruche d'avoir laissé toutes mes roupies à la maison, et ne prenant que des euros!!!!
décidément j'accumule les âneries!!!!!! apprentie voyageuse que je suis!
donc on attend que le bureau de change ouvre; comme il n'avait pas envie d'attendre avec moi mais qu'il se sentait obligé de ne pas me laisser seule dans la mouise, il fait appeler par téléphone le préposé au bureau de change qui arrive 10 minutes plus tard. je change un billet de 100 euros à un taux de voleurs, tant pis !
le chef patron de la police repart avec mon passeport pour faire annuler le tampon apposé par erreur au guichet, revient après 10 bonnes minutes, me rend mon passeport et me dit d'aller attendre 7 heures sur une chaise un peu plus loin
j'y vais, de mauvaise grâce mais bon, que faire d'autre?
au bout d'une demi heure, j'en avais maaaaaaaaarre, je vais demander à une dame indienne ce qu'elle en pense: est ce que je peux prendre un ricksaw seule la nuit? elle me regarde avec un gentil sourire et me dit :surrrrrrrr, it's really safe!!! no problem!!!!
il est 5h40, je sors donc illico de l'aéroport sous les yeux du gardien étonné car il était avec le chef de la police pour me dire de ne pas prendre de ricksaw;
sans me démonter, d'un air assuré, je passe devant lui en disant "I can't wait more, I need to take a ricksaw!" et il me fait signe de passer, d'un air de dire "tu l'auras voulu!!!!!"
par chance, j'en choppe un qui venait de descendre des voyageurs, j'essaie de négocier le prix, mais zut, plus de courage donc tant pis, j'lui file 150 roupies, le double du prix normal mais maintenant, j'm'en fiche!!!!!!!!!!!!!!!!!!
à 5h55, je sonne à la porte de l'appartement (évidemment, je n'avais pas de clés, fallait bien que j'accumule les bévues!!!!!)
personne ne répond
je sonne encore
rien
encore
rien
alors là, je sonne sans interruption .............. quatre minutes après, j'entends du bruit, la porte s'ouvre, Etienne un oeil ouvert , l'autre fermé, m'ouvre , mi endormi, mi fâché d'être réveillé avant son réveil
quand je lui explique le truc, il est tout désolé
Guillaume arrive aussi, je le mets au courant rapidos ...... on s'est fait un bon café tous les trois, Guillaume a tout de suite envoyé un sms à son agent pour qu'il appelle à la première heure afin de régler cette histoire de FRO, pendant que moi, j'envoyais des mails et sms à la famille et au gentil comité d'accueil qui s'était préparé ....
je suis fatiguéeeeee et j'en ai maaaaarrrrrre de toutes ces tracasseries d'administration indienne!!!!!
vendredi 24 septembre 2010
jeudi 23 septembre 2010
scoop de saint nazaire sur clavier sans accent
pour info , nos deux garcons restes a St Nazaire en prepa sont SDF depuis mardi .....
En effet, la maison des amis chez lesquels ils logeaient a pris feu dans l'apres midi et, heureusememt il n'y avait personne a l'interieur a ce moment la ! Donc uniquement des degats materiels ......
Mais le deuxieme etage etant completement parti en fumee, nos garcons n'ont plus de toit et sont actuellement a l'hotel. Dans sa chambre, Camille a pu recuperer par miracle ses cours, parchemines, certes, mais proteges par l'epaisseur du carton des classeurs. Theau lui , n'a rien pu recuperer sinon son alto recouvert de l'etui fondu ....
Le moral semble bon neanmoins et la solidarite nazairienne a ete rapidement efficace.
Nos amis ont pu reintegrer le rdc et le premier mais nos garcons sont a la rue.
Si vous avez des idees, nous sommes preneurs, je pense surtout a nos amis de St Nazaire...
Pendant que j'ecris ca, je viens d'avoir un appel de mon frere : Papa vient de mourir.
je prends le prochain avion pour la France
En effet, la maison des amis chez lesquels ils logeaient a pris feu dans l'apres midi et, heureusememt il n'y avait personne a l'interieur a ce moment la ! Donc uniquement des degats materiels ......
Mais le deuxieme etage etant completement parti en fumee, nos garcons n'ont plus de toit et sont actuellement a l'hotel. Dans sa chambre, Camille a pu recuperer par miracle ses cours, parchemines, certes, mais proteges par l'epaisseur du carton des classeurs. Theau lui , n'a rien pu recuperer sinon son alto recouvert de l'etui fondu ....
Le moral semble bon neanmoins et la solidarite nazairienne a ete rapidement efficace.
Nos amis ont pu reintegrer le rdc et le premier mais nos garcons sont a la rue.
Si vous avez des idees, nous sommes preneurs, je pense surtout a nos amis de St Nazaire...
Pendant que j'ecris ca, je viens d'avoir un appel de mon frere : Papa vient de mourir.
je prends le prochain avion pour la France
mercredi 15 septembre 2010
les yeux grand ouverts
Chaque journée nouvelle nous apporte son lot d'images insolites ...... j'aimerais tellement avoir un appareil photo greffé sur les yeux à défaut de penser à prendre le mien avec moi quand je sors.
Que ce soit en rickshaw ou en voiture, le spectacle des rues est toujours passionnant ..... nous sommes vraiment dans un autre monde!
Alors que je cherchais un tuktuk pour aller à mon cours d'anglais , j'en vois un passer, chargé de petits écoliers revenant de leur matinée; normalement, la banquette peut accueillir 3 personnes au maximum, là, ils étaient huit et étaient tous debout pour prendre moins de place : huit petits indiens en uniforme super mignons , debout serrés dans un tuktuk .....
Les motos et les scooters emmènent sans problème le papa, la maman , le grand frère et la petite soeur .... pas de problème, tout le monde les uns derrière les autres, ça tient!!!
J'ai même vu des petits de deux-trois ans dormir, assis entre papa et maman, la tête dodelinant, que dis-je, virevoltant au passage des énormes trous ou superbes bosses dont sont parées toutes les rues .
Et bien sûr les vaches ..... même si on commence à avoir l'habitude de ces utilisatrices de voie publique, c'est toujours autant surprenant, surtout quand elles ont décidé de se coucher complètement sur la voie !
mais les vaches ne sont pas les seules à partager les rues avec les voitures et autres engins à roue: moutons, chèvres, buffles , ....... les piétons quadrupèdes font partie du paysage tout autant que les bipèdes
Toujours aussi dépaysant: le char en bois, aux roues en bois, tiré par deux énormes buffles aux cornes in-croya-ble-ment graaaaaaaaaaaaandes ..... alors là, on se demande vraiment si l'on est en 2010 dans une ville moderne - car Pune est une ville moderne, ouverte sur le monde ..... mais c'est l'Inde: on y croise tout et son opposé : la modernité et le moyen age, une épouvantable saleté mais aussi une extrême propreté , le dénuement total côtoyant la richesse débordante ...... tout est possible ici ; de la Mercédès rutilante au char en bois crasseux .....
L'autre soir, Guillaume allait faire regonfler son vélo chez le réparateur du coin; imaginez dix mètres de trottoir entre deux acacias. Sur les branches de l'un, des pneus , des chambres à air, sur les branches de l'autre des roues plus ou moins neuves, par terre, un vieux bac en plastique jaune ou tout au moins qui devait être jaune un jour, plein d'une eau pas vraiment limpide, mais pour autant suffisante pour déceler les trous dans les chambres à air, et puis une caisse en bois avec des tas d'outils , disséminés de ci de là, des petits sacs en tissu contenant celui ci des valves, celui là des rustines, etc..... et puis 5 ou 6 vieux vélos posés à même le sol sur toute la longueur de "l'échoppe", certains en cours de réparation, d'autres terminés en attente d'être récupérés ..... visiblement, tout ceci est à demeure dans les arbres et sur le trottoir, le ptit gars habite sur son lieu de travail et ne ferme jamais sa boutique .....
Décidément, je ne me lasse pas d'ouvrir les yeux et presque 4 semaines après notre arrivée, nous continuons à nous émerveiller des tableaux insolites que le quotidien met sous notre regard; il va vraiment falloir que je prenne l'appareil photo pour vous montrer mon marchand de légumes, le plus grand du quartier (3m x 5m), le supermarché où nous faisons nos courses (6m x 2m), le magasin de photocopies (1m50 x 1m50), ....... ce sera facile de les prendre en photos, il n'y a de porte nulle part !
Que ce soit en rickshaw ou en voiture, le spectacle des rues est toujours passionnant ..... nous sommes vraiment dans un autre monde!
Alors que je cherchais un tuktuk pour aller à mon cours d'anglais , j'en vois un passer, chargé de petits écoliers revenant de leur matinée; normalement, la banquette peut accueillir 3 personnes au maximum, là, ils étaient huit et étaient tous debout pour prendre moins de place : huit petits indiens en uniforme super mignons , debout serrés dans un tuktuk .....
Les motos et les scooters emmènent sans problème le papa, la maman , le grand frère et la petite soeur .... pas de problème, tout le monde les uns derrière les autres, ça tient!!!
J'ai même vu des petits de deux-trois ans dormir, assis entre papa et maman, la tête dodelinant, que dis-je, virevoltant au passage des énormes trous ou superbes bosses dont sont parées toutes les rues .
Et bien sûr les vaches ..... même si on commence à avoir l'habitude de ces utilisatrices de voie publique, c'est toujours autant surprenant, surtout quand elles ont décidé de se coucher complètement sur la voie !
mais les vaches ne sont pas les seules à partager les rues avec les voitures et autres engins à roue: moutons, chèvres, buffles , ....... les piétons quadrupèdes font partie du paysage tout autant que les bipèdes
Toujours aussi dépaysant: le char en bois, aux roues en bois, tiré par deux énormes buffles aux cornes in-croya-ble-ment graaaaaaaaaaaaandes ..... alors là, on se demande vraiment si l'on est en 2010 dans une ville moderne - car Pune est une ville moderne, ouverte sur le monde ..... mais c'est l'Inde: on y croise tout et son opposé : la modernité et le moyen age, une épouvantable saleté mais aussi une extrême propreté , le dénuement total côtoyant la richesse débordante ...... tout est possible ici ; de la Mercédès rutilante au char en bois crasseux .....
L'autre soir, Guillaume allait faire regonfler son vélo chez le réparateur du coin; imaginez dix mètres de trottoir entre deux acacias. Sur les branches de l'un, des pneus , des chambres à air, sur les branches de l'autre des roues plus ou moins neuves, par terre, un vieux bac en plastique jaune ou tout au moins qui devait être jaune un jour, plein d'une eau pas vraiment limpide, mais pour autant suffisante pour déceler les trous dans les chambres à air, et puis une caisse en bois avec des tas d'outils , disséminés de ci de là, des petits sacs en tissu contenant celui ci des valves, celui là des rustines, etc..... et puis 5 ou 6 vieux vélos posés à même le sol sur toute la longueur de "l'échoppe", certains en cours de réparation, d'autres terminés en attente d'être récupérés ..... visiblement, tout ceci est à demeure dans les arbres et sur le trottoir, le ptit gars habite sur son lieu de travail et ne ferme jamais sa boutique .....
Décidément, je ne me lasse pas d'ouvrir les yeux et presque 4 semaines après notre arrivée, nous continuons à nous émerveiller des tableaux insolites que le quotidien met sous notre regard; il va vraiment falloir que je prenne l'appareil photo pour vous montrer mon marchand de légumes, le plus grand du quartier (3m x 5m), le supermarché où nous faisons nos courses (6m x 2m), le magasin de photocopies (1m50 x 1m50), ....... ce sera facile de les prendre en photos, il n'y a de porte nulle part !
vendredi 10 septembre 2010
qui ne connait pas le FRO n'a pas encore testé sa patience
FRO: Foreign Registration Office
c'est le bureau d'enregistrement des émigrés sur le fichier de la police, c'est ce qui permet d'avoir une carte spéciale , l'équivalent chez nous d'un permis de séjour.
FRO, ces trois lettres font pâlir tout expat qui y est, nécessairement passé, et, certains disent que celui de Pune est connu pour être le pire de toute l'Inde (mais bon, y'a toujours pire ailleurs à mon avis....)....
Certains y passent trois ou quatre fois une journée entière et ressortent à chaque fois sans avoir pu faire avancer leur dossier d'un poil ! D'autres, bien accompagnés , n'y passent que quelques heures, mais pour tous, c'est l'ultime mise à l'épreuve de la patience; quand on a passé le cap du FRO, on est prêt pour rester en Inde......
Donc hier, grande joie, nous devions aller au FRO tous les trois; Etienne a donc zappé sa journée de cours.
Depuis plusieurs semaines, Guillaume préparait le dossier, aidé de loin par un agent indien de Bombay. Il a du collecté des documents de toute sorte, les photocopier en X expemplaires, on a du aller se faire faire des photos dans un format spécial, .... bref, rien que le travail de préparation du dossier était lourd et délicat.
Nous arrivons donc à la grille du Commissionner Office of Pune, à l'intérieur duquel se trouve le fameux FRO.
Le trottoir devant la grille était défoncé, boueux du fait d'une récente averse; atmosphère humide mais pas lourde du tout car une jolie brise rafraichissait le fond de l'air et faisait bruisser les branches des arbres au dessus de nos têtes. La grille n'était ouverte que sur une largeur d'environ 60 cm, une grosse chaine reliant la partie droite de la partie gauche à un peu plus d'1 m 60 de haut, obligeant tous les gens plus grands que moi ( ça, c'est pas compliqué !) à se baisser pour passer.
Mais, attention, première épreuve: un cerbère à l'entrée nous explique, pas vraiment chaleureusement, qu'aucun sac ni mallette ne peut rentrer dans l'enceinte du Commissionner Office. Guillaume essaie d'expliquer que tous les documents sont dedans, parlemente et parlemente encore, mais rien n'y fait, le cerbère ne se laisse pas attendrir, et c'est ainsi que nous nous apercevons que tous les gens entrés ont leurs documents à la main, ainsi que leurs portefeuilles, passeports, etc.... et on nous explique qu'il faut laisser les sacs sur le trottoir, contre le mur...... dans la rue, donc! en effet, le long du trottoir sont amoncelés moult sacs à dos, mallettes, sacs à main, etc.... bien sur sans aucune surveillance ! voilà donc Guillaume qui remplit ses poches de son téléphone, ses sous, et tout ce qui a un peu de valeur , et nous laissons, en espérant les retrouver ladite mallette ainsi que mon sac à dos dans lequel j'avais pris le livre de chimie d'Étienne (puisque je savais que nous aurions à attendre, j'avais pris de quoi occuper le temps intelligemment), mais bon, tant pis, je laisse tout sur le trottoir .... à la Grâce de Dieu ....
et nous passons dans l'étroit passage entre les deux grilles et sous la grosse chaine. Devant nous une longue file de gens qui, comme nous, venaient se faire enregistrer. Nous devions prendre notre tour pour passer sous une bâche tenue par des bambous, sous laquelle une table à laquelle sont attablés trois gus en uniforme qui expliquent qu'il faut noter son nom, son adresse, cell n°, et encore tant d'autres choses, tout ça pour avoir droit de recevoir un petit bout de papier déchiré d'environ 2cm sur 2 cm sur lequel est noté avec un bic qui bave un numéro. Nous avions le 206. je ne sais toujours pas à quoi ça correspond.....
Alors que nous étions sous la tente, que dis-je, tente est un bien grand mot, disons la bâche kaki, une soudaine averse de mousson, donc bien bien forte, arrose généreusement tous ceux qui ne sont pas protégés ...... et nos sacs restés sur le trottoir ...... je regrette de plus en plus avoir pris le livre de chimie qui ne sera en rien protégé dans mon sac un peu vieux et plus du tout étanche , surtout sous une telle douche!
Ouf, nous retrouvons alors l'agent indien de Guillaume venu exprès de Bombay pour nous assister dans cette démarche d'enregistrement. Nous entrons alors dans le batiment: portique de détection (ça, on a l'habitude, il y en a à l'entrée de tous les magasins un peu modernes), nouveau cerbère avec un détecteur de je ne sais quoi qui fait bip , mais nous passons;
arrivée dans une sorte de hall, lumière blafarde; à droite, des fonctionnaires en uniforme assis derrière des tables et semblant papoter de tout et de rien et nous entrons à gauche dans une pièce d'environ 6m sur 20 semble être le cœur du bureau, là où tout se joue. Quelques sièges en métal à droite sur lesquels sont assis, en attente (de quoi? sur le moment, je n'en sais rien, mais après, je le saurai....) , des femmes, des enfants, certains dorment , d'autres transpirent allègrement..... car dans cette pièce dont les ventilos ne fonctionnent pas, il doit y avoir environ 200 personnes. Or, sur toute la surface de la pièce, plus des deux tiers est occupé par des bureaux séparés du public par de hauts comptoirs, donc la surface utile pour les demandeurs de carte n'excède pas 30 m². C'est dire l'impression de foule, l'étouffement , la chaleur, l'odeur, le bruit........ d'autant que tout se passe dans l'énervement, parfois les pleurs ou les cris. Il y avait une jeune européenne en larmes qui , à priori devait revenir pour la x.ième fois , sans résultat et qui craquait complètement. Nous nous frayons un passage au travers de toute cette foule pour aller à l'autre bout de la pièce, suivant notre indien qui semble savoir où aller; il s'arrête à un guichet, stoppe le demandeur en train de parler, squizze toute la file d'attente donc, et tend notre dossier à un fonctionnaire, avec lequel il devait être de mèche puisque celui ci n'a émis aucune remarque et a pris notre dossier. Nous attendions derrière , gênés tout de même de passer avant tous ces gens qui attendaient depuis des heures, mais bon ....
Le fonctionnaire zélé malheureusement rend à notre agent le dossier complet, car il faut d'abord passer par l'étape ordinateur.
Mince! On retraverse dans l'autre sens la foule compacte pour revenir à l'entrée , en face des sièges métalliques ; là, en effet, je découvre alors 4 ordinateurs hyper modernes (en tout cas pour moi qui suis une néophyte en la matière...) on dirait les consoles des techniciens qui envoient des astronautes sur la Lune, j'ai vu ça dans "Apollo 13"! derrière chaque ordi, une indienne clapotte sur un clavier, entrant des données dans l'engin; derrière chaque indienne, une file de demandeurs comme nous, attendant son tour. Encore une fois, notre agent slalome entre chaque étranger pour tendre à une préposée aux "consoles apollo 13" nos passeports et un formulaire appelé "form C"..... conciliabule de cinq minutes au bout duquel il semble qu'il faille changer d'endroit car notre form C n'est pas signé ni tamponné !
On sort donc de cette grande pièce , traversons le hall à la lumière blafarde et nous engageons dans un couloir sordide au dessus duquel un grand écriteau écrit en spaghetti ne nous indique donc pas sa destination! Au bout de ce couloir: cul de sac: à droite au fond , le chambranle d'une porte inexistante laisse apparaitre une petite pièce glauque de glauque!!!! Seuls guillaume et notre indien y entrent, Etienne et moi étant chargés de remplir trois "form A" (d'où ils sortaient, je n'en sais rien...... ) sur une table en formica sous laquelle dort un gars allongé sur un carton... toujours les mêmes infos demandées: nom, nom du père, date et lieu de naissance, passeport n°, date of issue, valid till, .... id pour le visa, adresse, cell n°, etc..... bref, on devient des pros à cet exercice là avec Etienne, on commence à connaitre tous les mots! Je pose un pied dans la pièce pour donner les trois formulaires à Guillaume. A ce moment, notre indien est en grande discussion, très très houleuse avec la préposée à la signature car elle ne veut pas signer notre papier, alors qu'apparemment, tout est en règle; en fait, elle croit que ce n'est pas l'original, que c'est une photocopie, donc elle essaie avec le doigt de faire baver l'encre, mais c'est de la bonne encre!!!!!!! Notre indien se met en colère, elle aussi, bref, je repars sur ma table dans le couloir car j'ai horreur de ce genre de trucs . Je les vois se fritter, il a du lui dire un truc pas cool parce que d'un seul coup, elle se lève de sa chaise , fait tanguer sa table qui ne tient que sur trois pieds, pointe son doigt vers lui comme si elle lui disait de partir........ Il discute alors avec Guillaume qui nous demande à Etienne et moi, d'aller prendre notre tour aux consoles apollo; eux, allaient arriver avec les papiers nécessaires.
Alors là, nouvelle épreuve ..... dans un jeu vidéo, j'aurais déjà atteint un bon niveau !!!
Je prends mon tour dans la queue et là, je me retrouve serrée de près devant et derrière par les gens de ma file, et à droite et à gauche par les gens des files à côté. Sachant que les ventilos n'étaient toujours pas en route, il faisait une chaleur à crever, on pouvait profiter pleinement des odeurs des uns et des autres et je vous laisse imaginer que ça ne sent pas le Chanel n°5 dans ces endroits là ...... Le gars devant moi a fini mais je n'ai pas les papiers donc je laisse passer la coréenne derrière moi .... nouvelle attente.... Etienne fait des allers retours entre Guillaume qui trie ses papiers dans le hall blafard et moi; je laisse encore passer un néerlandais, et puis un coréen , et je commence à ne plus tenir de chaleur et d'inconfort .... on attend notre indien qui a disparu et qui a les papiers nécessaires; comme vraiment, je ne tenais plus, Guillaume, qui avait fini de trier ses papiers, vient me relayer dans la file d'attente ...oooouf.... j'avise un siège métallique libre et hop, je saute dessus avec bonheur, d'autant qu'à ce moment là, les ventilos se mettent en marche! Nouvelle attente, guillaume laisse passer encore deux étrangers lorsque notre indien revient, enfin, et avec le "form C" signé et tamponné !!! Comment il a fait, on ne le saura peut être jamais .... mais tant pis, c'est fait, c'est le principal !!!
Et voilà, c'est notre tour et Guillaume commence à aider la clapotteuse de clavier à saisir les infos inscrites sur les formulaires préalablement remplis par nos mains. Voyant que c'était bien parti, notre indien s'eclipse, on saura où plus tard..... j'ai eu là, quelques dizaines de minutes à souffler sur mon fauteuil en ferraille .... cooooooooooooool ....
A peine notre préposée a-t-elle fini, qu'elle reçoit un appel sur son téléphone mobile accroché par une grosse sangle à sa ceinture, et elle se lève, quittant son siège, au grand désespoir des suivants dans notre file; elle nous fait signe de la suivre, nous traversons encore une fois la foule dense de la grande pièce et stoppons devant un comptoir où nous retrouvons notre indien. Là, notre clappoteuse écarte les premiers devant le comptoir pour nous mettre à leur place; j'ai vu le regard noir de la femme qui attendait ( depuis combien de temps? je n'ose imaginer....) et dont c'était enfin le tour!! Une nouvelle fonctionnaire nous prend en photo, nous faire signer virtuellement sur un tapis spécial et hop, c'est fini pour ce guichet là. Notre indien, lors de son moment d'absence avait tout goupillé pour que nous n'ayons pas à faire la queue pour la signature et la photo......
Puis direction le bureau auquel nous nous étions adressé en premier. Notre indien donne tout le dossier, mais ça ne va pas, il faut donner chaque partie séparément: d'abord tout ce qui concerne Guillaume c'est à dire une pile de 5 à 6cm de feuilles A4 , puis la mienne, un peu moins grosse, et enfin celle d'Etienne.
C'est à ce moment que Guillaume dit bonjour à une française de sa connaissance en Inde depuis 4 ans, qui venait chercher son nouveau visa; mais cette française était poursuivie par une cerbère de l'entrée car elle était passée avec son sac à main et sa mallette contenant un instrument de musique qu'elle ne voulait pas laisser à la pluie sur le trottoir! Explications houleuses, le ton est monté, les esprits se sont échauffés et pour finir, comme Etienne et moi n'étions plus indispensables maintenant que photos et signatures étaient entrés dans l'ordi, nous sommes sortis de l'enceinte du Commissionner office pour lui garder ses affaires pendant qu'elle en finissait avec son visa. On a su après qu'elle est ressorti sans car elle n'avait pas tous les documents nécessaires.....
Lorsque Guillaume et Anil (notre agent indien) sont sortis, disant que tout était ok, je me suis sentie bien soulagée! Vraiment je n'aurais pas aimé recommencer cette expérience comme le font la grande majorité des expat, 3 - 4, voire 5 fois, avant de se décider à venir avec un agent, qu'il faut , certes, payer, mais ça change vraiment tout..........
c'est le bureau d'enregistrement des émigrés sur le fichier de la police, c'est ce qui permet d'avoir une carte spéciale , l'équivalent chez nous d'un permis de séjour.
FRO, ces trois lettres font pâlir tout expat qui y est, nécessairement passé, et, certains disent que celui de Pune est connu pour être le pire de toute l'Inde (mais bon, y'a toujours pire ailleurs à mon avis....)....
Certains y passent trois ou quatre fois une journée entière et ressortent à chaque fois sans avoir pu faire avancer leur dossier d'un poil ! D'autres, bien accompagnés , n'y passent que quelques heures, mais pour tous, c'est l'ultime mise à l'épreuve de la patience; quand on a passé le cap du FRO, on est prêt pour rester en Inde......
Donc hier, grande joie, nous devions aller au FRO tous les trois; Etienne a donc zappé sa journée de cours.
Depuis plusieurs semaines, Guillaume préparait le dossier, aidé de loin par un agent indien de Bombay. Il a du collecté des documents de toute sorte, les photocopier en X expemplaires, on a du aller se faire faire des photos dans un format spécial, .... bref, rien que le travail de préparation du dossier était lourd et délicat.
Nous arrivons donc à la grille du Commissionner Office of Pune, à l'intérieur duquel se trouve le fameux FRO.
Le trottoir devant la grille était défoncé, boueux du fait d'une récente averse; atmosphère humide mais pas lourde du tout car une jolie brise rafraichissait le fond de l'air et faisait bruisser les branches des arbres au dessus de nos têtes. La grille n'était ouverte que sur une largeur d'environ 60 cm, une grosse chaine reliant la partie droite de la partie gauche à un peu plus d'1 m 60 de haut, obligeant tous les gens plus grands que moi ( ça, c'est pas compliqué !) à se baisser pour passer.
Mais, attention, première épreuve: un cerbère à l'entrée nous explique, pas vraiment chaleureusement, qu'aucun sac ni mallette ne peut rentrer dans l'enceinte du Commissionner Office. Guillaume essaie d'expliquer que tous les documents sont dedans, parlemente et parlemente encore, mais rien n'y fait, le cerbère ne se laisse pas attendrir, et c'est ainsi que nous nous apercevons que tous les gens entrés ont leurs documents à la main, ainsi que leurs portefeuilles, passeports, etc.... et on nous explique qu'il faut laisser les sacs sur le trottoir, contre le mur...... dans la rue, donc! en effet, le long du trottoir sont amoncelés moult sacs à dos, mallettes, sacs à main, etc.... bien sur sans aucune surveillance ! voilà donc Guillaume qui remplit ses poches de son téléphone, ses sous, et tout ce qui a un peu de valeur , et nous laissons, en espérant les retrouver ladite mallette ainsi que mon sac à dos dans lequel j'avais pris le livre de chimie d'Étienne (puisque je savais que nous aurions à attendre, j'avais pris de quoi occuper le temps intelligemment), mais bon, tant pis, je laisse tout sur le trottoir .... à la Grâce de Dieu ....
et nous passons dans l'étroit passage entre les deux grilles et sous la grosse chaine. Devant nous une longue file de gens qui, comme nous, venaient se faire enregistrer. Nous devions prendre notre tour pour passer sous une bâche tenue par des bambous, sous laquelle une table à laquelle sont attablés trois gus en uniforme qui expliquent qu'il faut noter son nom, son adresse, cell n°, et encore tant d'autres choses, tout ça pour avoir droit de recevoir un petit bout de papier déchiré d'environ 2cm sur 2 cm sur lequel est noté avec un bic qui bave un numéro. Nous avions le 206. je ne sais toujours pas à quoi ça correspond.....
Alors que nous étions sous la tente, que dis-je, tente est un bien grand mot, disons la bâche kaki, une soudaine averse de mousson, donc bien bien forte, arrose généreusement tous ceux qui ne sont pas protégés ...... et nos sacs restés sur le trottoir ...... je regrette de plus en plus avoir pris le livre de chimie qui ne sera en rien protégé dans mon sac un peu vieux et plus du tout étanche , surtout sous une telle douche!
Ouf, nous retrouvons alors l'agent indien de Guillaume venu exprès de Bombay pour nous assister dans cette démarche d'enregistrement. Nous entrons alors dans le batiment: portique de détection (ça, on a l'habitude, il y en a à l'entrée de tous les magasins un peu modernes), nouveau cerbère avec un détecteur de je ne sais quoi qui fait bip , mais nous passons;
arrivée dans une sorte de hall, lumière blafarde; à droite, des fonctionnaires en uniforme assis derrière des tables et semblant papoter de tout et de rien et nous entrons à gauche dans une pièce d'environ 6m sur 20 semble être le cœur du bureau, là où tout se joue. Quelques sièges en métal à droite sur lesquels sont assis, en attente (de quoi? sur le moment, je n'en sais rien, mais après, je le saurai....) , des femmes, des enfants, certains dorment , d'autres transpirent allègrement..... car dans cette pièce dont les ventilos ne fonctionnent pas, il doit y avoir environ 200 personnes. Or, sur toute la surface de la pièce, plus des deux tiers est occupé par des bureaux séparés du public par de hauts comptoirs, donc la surface utile pour les demandeurs de carte n'excède pas 30 m². C'est dire l'impression de foule, l'étouffement , la chaleur, l'odeur, le bruit........ d'autant que tout se passe dans l'énervement, parfois les pleurs ou les cris. Il y avait une jeune européenne en larmes qui , à priori devait revenir pour la x.ième fois , sans résultat et qui craquait complètement. Nous nous frayons un passage au travers de toute cette foule pour aller à l'autre bout de la pièce, suivant notre indien qui semble savoir où aller; il s'arrête à un guichet, stoppe le demandeur en train de parler, squizze toute la file d'attente donc, et tend notre dossier à un fonctionnaire, avec lequel il devait être de mèche puisque celui ci n'a émis aucune remarque et a pris notre dossier. Nous attendions derrière , gênés tout de même de passer avant tous ces gens qui attendaient depuis des heures, mais bon ....
Le fonctionnaire zélé malheureusement rend à notre agent le dossier complet, car il faut d'abord passer par l'étape ordinateur.
Mince! On retraverse dans l'autre sens la foule compacte pour revenir à l'entrée , en face des sièges métalliques ; là, en effet, je découvre alors 4 ordinateurs hyper modernes (en tout cas pour moi qui suis une néophyte en la matière...) on dirait les consoles des techniciens qui envoient des astronautes sur la Lune, j'ai vu ça dans "Apollo 13"! derrière chaque ordi, une indienne clapotte sur un clavier, entrant des données dans l'engin; derrière chaque indienne, une file de demandeurs comme nous, attendant son tour. Encore une fois, notre agent slalome entre chaque étranger pour tendre à une préposée aux "consoles apollo 13" nos passeports et un formulaire appelé "form C"..... conciliabule de cinq minutes au bout duquel il semble qu'il faille changer d'endroit car notre form C n'est pas signé ni tamponné !
On sort donc de cette grande pièce , traversons le hall à la lumière blafarde et nous engageons dans un couloir sordide au dessus duquel un grand écriteau écrit en spaghetti ne nous indique donc pas sa destination! Au bout de ce couloir: cul de sac: à droite au fond , le chambranle d'une porte inexistante laisse apparaitre une petite pièce glauque de glauque!!!! Seuls guillaume et notre indien y entrent, Etienne et moi étant chargés de remplir trois "form A" (d'où ils sortaient, je n'en sais rien...... ) sur une table en formica sous laquelle dort un gars allongé sur un carton... toujours les mêmes infos demandées: nom, nom du père, date et lieu de naissance, passeport n°, date of issue, valid till, .... id pour le visa, adresse, cell n°, etc..... bref, on devient des pros à cet exercice là avec Etienne, on commence à connaitre tous les mots! Je pose un pied dans la pièce pour donner les trois formulaires à Guillaume. A ce moment, notre indien est en grande discussion, très très houleuse avec la préposée à la signature car elle ne veut pas signer notre papier, alors qu'apparemment, tout est en règle; en fait, elle croit que ce n'est pas l'original, que c'est une photocopie, donc elle essaie avec le doigt de faire baver l'encre, mais c'est de la bonne encre!!!!!!! Notre indien se met en colère, elle aussi, bref, je repars sur ma table dans le couloir car j'ai horreur de ce genre de trucs . Je les vois se fritter, il a du lui dire un truc pas cool parce que d'un seul coup, elle se lève de sa chaise , fait tanguer sa table qui ne tient que sur trois pieds, pointe son doigt vers lui comme si elle lui disait de partir........ Il discute alors avec Guillaume qui nous demande à Etienne et moi, d'aller prendre notre tour aux consoles apollo; eux, allaient arriver avec les papiers nécessaires.
Alors là, nouvelle épreuve ..... dans un jeu vidéo, j'aurais déjà atteint un bon niveau !!!
Je prends mon tour dans la queue et là, je me retrouve serrée de près devant et derrière par les gens de ma file, et à droite et à gauche par les gens des files à côté. Sachant que les ventilos n'étaient toujours pas en route, il faisait une chaleur à crever, on pouvait profiter pleinement des odeurs des uns et des autres et je vous laisse imaginer que ça ne sent pas le Chanel n°5 dans ces endroits là ...... Le gars devant moi a fini mais je n'ai pas les papiers donc je laisse passer la coréenne derrière moi .... nouvelle attente.... Etienne fait des allers retours entre Guillaume qui trie ses papiers dans le hall blafard et moi; je laisse encore passer un néerlandais, et puis un coréen , et je commence à ne plus tenir de chaleur et d'inconfort .... on attend notre indien qui a disparu et qui a les papiers nécessaires; comme vraiment, je ne tenais plus, Guillaume, qui avait fini de trier ses papiers, vient me relayer dans la file d'attente ...oooouf.... j'avise un siège métallique libre et hop, je saute dessus avec bonheur, d'autant qu'à ce moment là, les ventilos se mettent en marche! Nouvelle attente, guillaume laisse passer encore deux étrangers lorsque notre indien revient, enfin, et avec le "form C" signé et tamponné !!! Comment il a fait, on ne le saura peut être jamais .... mais tant pis, c'est fait, c'est le principal !!!
Et voilà, c'est notre tour et Guillaume commence à aider la clapotteuse de clavier à saisir les infos inscrites sur les formulaires préalablement remplis par nos mains. Voyant que c'était bien parti, notre indien s'eclipse, on saura où plus tard..... j'ai eu là, quelques dizaines de minutes à souffler sur mon fauteuil en ferraille .... cooooooooooooool ....
A peine notre préposée a-t-elle fini, qu'elle reçoit un appel sur son téléphone mobile accroché par une grosse sangle à sa ceinture, et elle se lève, quittant son siège, au grand désespoir des suivants dans notre file; elle nous fait signe de la suivre, nous traversons encore une fois la foule dense de la grande pièce et stoppons devant un comptoir où nous retrouvons notre indien. Là, notre clappoteuse écarte les premiers devant le comptoir pour nous mettre à leur place; j'ai vu le regard noir de la femme qui attendait ( depuis combien de temps? je n'ose imaginer....) et dont c'était enfin le tour!! Une nouvelle fonctionnaire nous prend en photo, nous faire signer virtuellement sur un tapis spécial et hop, c'est fini pour ce guichet là. Notre indien, lors de son moment d'absence avait tout goupillé pour que nous n'ayons pas à faire la queue pour la signature et la photo......
Puis direction le bureau auquel nous nous étions adressé en premier. Notre indien donne tout le dossier, mais ça ne va pas, il faut donner chaque partie séparément: d'abord tout ce qui concerne Guillaume c'est à dire une pile de 5 à 6cm de feuilles A4 , puis la mienne, un peu moins grosse, et enfin celle d'Etienne.
C'est à ce moment que Guillaume dit bonjour à une française de sa connaissance en Inde depuis 4 ans, qui venait chercher son nouveau visa; mais cette française était poursuivie par une cerbère de l'entrée car elle était passée avec son sac à main et sa mallette contenant un instrument de musique qu'elle ne voulait pas laisser à la pluie sur le trottoir! Explications houleuses, le ton est monté, les esprits se sont échauffés et pour finir, comme Etienne et moi n'étions plus indispensables maintenant que photos et signatures étaient entrés dans l'ordi, nous sommes sortis de l'enceinte du Commissionner office pour lui garder ses affaires pendant qu'elle en finissait avec son visa. On a su après qu'elle est ressorti sans car elle n'avait pas tous les documents nécessaires.....
Lorsque Guillaume et Anil (notre agent indien) sont sortis, disant que tout était ok, je me suis sentie bien soulagée! Vraiment je n'aurais pas aimé recommencer cette expérience comme le font la grande majorité des expat, 3 - 4, voire 5 fois, avant de se décider à venir avec un agent, qu'il faut , certes, payer, mais ça change vraiment tout..........
mardi 7 septembre 2010
patience et longueur de temps valent mieux que .......
Monsieur de la Fontaine n'était pourtant pas allé en Inde, et il avait néanmoins tout compris de la patience . Qui en manque vient faire un tour par ici et en repartira avec une bonne dose, croyez moi ......
Déjà, pour pouvoir boire le lait livré chaque matin, il faut le faire bouillir un moment afin d'en éliminer les microbes potentiels, c'est rigolo, ça me rappelle mon enfance : le même rituel existait à Montigny le Gannelon chez ma grand mère. Donc pas question de se jeter sur le lait dès qu'il arrive ... un peu de patience ....
Lorsque nous sommes entrés dans la boutique de Hi Tech, en vu d'acheter un ordinateur pour notre nouveau logement et une imprimante pour le bureau de Guillaume; nous pensions n'y passer qu'au maximum 1 heure; en une demi heure, après moult discussions avec différents vendeurs, nous avions fait nos choix, super ; ils nous proposent donc d'aller nous assoir dans l'un des somptueux canapés installés en face des écrans de télé super top, ce que nous faisons Étienne et moi, pendant que Guillaume continue de regarder les différents rayons, de ci de là. Au bout d'un moment, Etienne et moi nous apercevons que le programme proposé sur ces magnifiques écrans plats passe en boucle, nous entamions notre deuxième tour, Guillaume discutait âprement de je ne sais quoi avec des employés. Puis troisième visionnage de ces très belles images de voyage en Grèce, beaux buts lors d'un match de foot Espagne-Brésil et je ne sais plus quoi encore.... ça devient lassant mais bon, que faire? Vient enfin le moment d'aller à la caisse, nous nous sommes dit que notre attente interminable était enfin achevée, chouette! Et bien non, ça n'était pas encore gagné ... encore des discussions .... puis vient le moment de payer; avez vous déjà payé un ordinateur en pièces de 2 euros? et oui, la carte bleue ne voulant plus rien savoir (ça , c'est tellement courant ici, qu'on ne s'en étonne plus donc on a toujours du cash pour le cas où....), on a donc payé tout ça en billets de 100 roupies, qui correspondent à 2 euros!! Évidemment, il a fallu compter ,recompter et encore revérifier .... et pour finir, nous sommes sortis de là presque trois heures après y être entrés .....
L'autre jour, nous avions commandé la voiture et le chauffeur pour 18h30 car nous allions au concert. En bas de l'immeuble à l'heure dite, on s'aperçoit que le chauffeur nettoie à grande eau l'intérieur de la voiture et le temps qu'il termine , qu'il aille rendre le seau emprunté au gardien, nous partons avec un quart d'heure de retard....
Comme les matelas installés sur nos lits étaient plus qu'horribles pour nos dos européens ( le pauvre Valentin en a encore bien mal au dos!) , nous sommes allés voir un fabricant de matelas de mousse pour qu'il nous en fasse de meilleurs; nous serions livrés le lendemain à 17 heures. le lendemain, une amie me propose une balade dans l'après midi, mais pas de bol, j'peux pas, j'attends le livreur de matelas (Guillaume et Etienne n'étaient pas là) .... vers 18h, il appelle (et il parait que j'ai eu de la chance qu'il appelle) pour dire que comme il pleut, il ne livrera que le lendemain ....
Dimanche, après la messe, départ avec des amis et leurs deux petits enfants vers le sud, à environ 35 kms, une heure de route . On gravit la montagne au sud de la ville, sur une petite route large comme une voiture, ayant heureusement des accotements en caillasse qui permettent de se croiser. Des paysages magnifiques qui m'ont fait regretté d'avoir oublié l'appareil photo ..... splendide ..... étonnés par la circulation incroyable sur cette route qui d'habitude est totalement vide, par un nombre incalculable des gens qui montaient à pied, nous avons cru qu'il y avait une sorte de pèlerinage .... lorsque , au détour d'un lacet, une voiture sur le côté au bord du ravin, accidentée et un monde fou autour .... c'était le tournage d'un film!!
Arrivés sur le plateau du Deccan, paysage vraiment beau, nous passons un bon moment , pique nique, cerf volant pour Etienne avec quelques indiens de son age (ne parlant que le marathi, mais bon, ça a marché quand même!!) ..... puis quand vient le moment de repartir, on décide de prendre un autre chemin pour voir des chutes d'eau; le problème, c'est que de là, nos amis ne savaient plus rentrer sur Pune, mais pas grave, on demande à un gars conduisant sa fourgonnette, il nous dit de le suivre et nous voilà partis, suivant la fourgonnette blanche et nous avons mis plus de deux heures pour rentrer à la maison: nous habitons à l'est de la ville, nous étions à 35 kms plein sud, mais nous sommes revenus en contournant Pune par l'ouest et le nord ...... histoire d'apprendre un peu mieux la patience ; mais super journée néanmoins !
Des exemples comme ça, j'en ai à la pelle ....... l'Inde est une école de patience .....
Le dernier en date, hier soir, et c'est ce qui m'a donné l'idée de vous raconter ça: Guillaume m'ayant acheté un moule à gâteau, je me suis mise à l'œuvre et commence à leur faire un gâteau à l'ananas pour le dessert. Compte tenu des bestioles qui sont dans la farine, je tamise ; 5 minutes pour tamiser 100 g de farine ..... puis je me lance dans un pain: Un quart d'heure pour tamiser 450 g de farine.... faut dire que je n'ai comme ustensile qu'une passoire de 6 cm de diamètre! mais bon, en faisant ça, je me suis dit que j'avais finalement commencé à acquérir cette patience indienne qui nous fait tant défaut en occident où le "tout, tout de suite" est parfois presque une religion
Déjà, pour pouvoir boire le lait livré chaque matin, il faut le faire bouillir un moment afin d'en éliminer les microbes potentiels, c'est rigolo, ça me rappelle mon enfance : le même rituel existait à Montigny le Gannelon chez ma grand mère. Donc pas question de se jeter sur le lait dès qu'il arrive ... un peu de patience ....
Lorsque nous sommes entrés dans la boutique de Hi Tech, en vu d'acheter un ordinateur pour notre nouveau logement et une imprimante pour le bureau de Guillaume; nous pensions n'y passer qu'au maximum 1 heure; en une demi heure, après moult discussions avec différents vendeurs, nous avions fait nos choix, super ; ils nous proposent donc d'aller nous assoir dans l'un des somptueux canapés installés en face des écrans de télé super top, ce que nous faisons Étienne et moi, pendant que Guillaume continue de regarder les différents rayons, de ci de là. Au bout d'un moment, Etienne et moi nous apercevons que le programme proposé sur ces magnifiques écrans plats passe en boucle, nous entamions notre deuxième tour, Guillaume discutait âprement de je ne sais quoi avec des employés. Puis troisième visionnage de ces très belles images de voyage en Grèce, beaux buts lors d'un match de foot Espagne-Brésil et je ne sais plus quoi encore.... ça devient lassant mais bon, que faire? Vient enfin le moment d'aller à la caisse, nous nous sommes dit que notre attente interminable était enfin achevée, chouette! Et bien non, ça n'était pas encore gagné ... encore des discussions .... puis vient le moment de payer; avez vous déjà payé un ordinateur en pièces de 2 euros? et oui, la carte bleue ne voulant plus rien savoir (ça , c'est tellement courant ici, qu'on ne s'en étonne plus donc on a toujours du cash pour le cas où....), on a donc payé tout ça en billets de 100 roupies, qui correspondent à 2 euros!! Évidemment, il a fallu compter ,recompter et encore revérifier .... et pour finir, nous sommes sortis de là presque trois heures après y être entrés .....
L'autre jour, nous avions commandé la voiture et le chauffeur pour 18h30 car nous allions au concert. En bas de l'immeuble à l'heure dite, on s'aperçoit que le chauffeur nettoie à grande eau l'intérieur de la voiture et le temps qu'il termine , qu'il aille rendre le seau emprunté au gardien, nous partons avec un quart d'heure de retard....
Comme les matelas installés sur nos lits étaient plus qu'horribles pour nos dos européens ( le pauvre Valentin en a encore bien mal au dos!) , nous sommes allés voir un fabricant de matelas de mousse pour qu'il nous en fasse de meilleurs; nous serions livrés le lendemain à 17 heures. le lendemain, une amie me propose une balade dans l'après midi, mais pas de bol, j'peux pas, j'attends le livreur de matelas (Guillaume et Etienne n'étaient pas là) .... vers 18h, il appelle (et il parait que j'ai eu de la chance qu'il appelle) pour dire que comme il pleut, il ne livrera que le lendemain ....
Dimanche, après la messe, départ avec des amis et leurs deux petits enfants vers le sud, à environ 35 kms, une heure de route . On gravit la montagne au sud de la ville, sur une petite route large comme une voiture, ayant heureusement des accotements en caillasse qui permettent de se croiser. Des paysages magnifiques qui m'ont fait regretté d'avoir oublié l'appareil photo ..... splendide ..... étonnés par la circulation incroyable sur cette route qui d'habitude est totalement vide, par un nombre incalculable des gens qui montaient à pied, nous avons cru qu'il y avait une sorte de pèlerinage .... lorsque , au détour d'un lacet, une voiture sur le côté au bord du ravin, accidentée et un monde fou autour .... c'était le tournage d'un film!!
Arrivés sur le plateau du Deccan, paysage vraiment beau, nous passons un bon moment , pique nique, cerf volant pour Etienne avec quelques indiens de son age (ne parlant que le marathi, mais bon, ça a marché quand même!!) ..... puis quand vient le moment de repartir, on décide de prendre un autre chemin pour voir des chutes d'eau; le problème, c'est que de là, nos amis ne savaient plus rentrer sur Pune, mais pas grave, on demande à un gars conduisant sa fourgonnette, il nous dit de le suivre et nous voilà partis, suivant la fourgonnette blanche et nous avons mis plus de deux heures pour rentrer à la maison: nous habitons à l'est de la ville, nous étions à 35 kms plein sud, mais nous sommes revenus en contournant Pune par l'ouest et le nord ...... histoire d'apprendre un peu mieux la patience ; mais super journée néanmoins !
Des exemples comme ça, j'en ai à la pelle ....... l'Inde est une école de patience .....
Le dernier en date, hier soir, et c'est ce qui m'a donné l'idée de vous raconter ça: Guillaume m'ayant acheté un moule à gâteau, je me suis mise à l'œuvre et commence à leur faire un gâteau à l'ananas pour le dessert. Compte tenu des bestioles qui sont dans la farine, je tamise ; 5 minutes pour tamiser 100 g de farine ..... puis je me lance dans un pain: Un quart d'heure pour tamiser 450 g de farine.... faut dire que je n'ai comme ustensile qu'une passoire de 6 cm de diamètre! mais bon, en faisant ça, je me suis dit que j'avais finalement commencé à acquérir cette patience indienne qui nous fait tant défaut en occident où le "tout, tout de suite" est parfois presque une religion
vendredi 3 septembre 2010
vive l'école !
Première journée d'école pour Etienne .... ce matin, gros gros stress !
Départ à 6h 50 de la maison pour aller prendre son bus au bout de la rue, à 500m; il s'était chronométré la veille: 8 minutes sans se presser.
Et après, la maman , toute la matinée espérait que tout se passe bien ... ben oui, on ne me changera pas aussi facilement que ça
A 15h, message d'Etienne (il a un portable depuis hier) : "I am in bus !"
Et à 16h15, nouveau message: "I am lost"
Alors là, j'ai pas mis longtemps pour l'appeler, vous pouvez me croire! mais pas de réponse .... je commençais à m'inquiéter lorsque - coup de sonnette - C'était lui, mort de rire........ espèce de fripon !!!!
Il était vraiment très heureux de cette journée;
un professeur a commencé par le prendre en charge pour l'emmener chez le directeur, un anglais charmant , puis direction la classe: 9 élèves dont son pote français chez qui nous dinions samedi soir dernier avec tous les garçons.
dans sa classe, donc, deux indiennes et le reste, des étrangers; tous très sympas parait il, pas d'enquiquineur public comme il y en a souvent dans les classes, bref un groupe de jeunes vraiment top !!
les cours se sont enchainés, en anglais bien sur, donc évidemment, il n'a rien compris mais bon, ça viendra....
Et puis deux heures de sport (évidemment, on avait pas prévu!): piscine au programme (il y a une piscine sur le campus mais comme il n'avait pas son maillot, plusieurs de sa classe sont allés avec lui faire un foot avec une autre classe .... foot en jean et en converses ... il est revenu en nage et avec des ampoules aux pieds!
Puis une heure cours l'après midi et hop, les cours se terminent à 15 heures tous les jours
Et voilà! Il est vraiment super heureux, a retrouvé le sourire, c'est un vrai bonheur
Une bonne douche en rentrant et tout le monde dans la piscine de la résidence .... youpiiiiii
Départ à 6h 50 de la maison pour aller prendre son bus au bout de la rue, à 500m; il s'était chronométré la veille: 8 minutes sans se presser.
Et après, la maman , toute la matinée espérait que tout se passe bien ... ben oui, on ne me changera pas aussi facilement que ça
A 15h, message d'Etienne (il a un portable depuis hier) : "I am in bus !"
Et à 16h15, nouveau message: "I am lost"
Alors là, j'ai pas mis longtemps pour l'appeler, vous pouvez me croire! mais pas de réponse .... je commençais à m'inquiéter lorsque - coup de sonnette - C'était lui, mort de rire........ espèce de fripon !!!!
Il était vraiment très heureux de cette journée;
un professeur a commencé par le prendre en charge pour l'emmener chez le directeur, un anglais charmant , puis direction la classe: 9 élèves dont son pote français chez qui nous dinions samedi soir dernier avec tous les garçons.
dans sa classe, donc, deux indiennes et le reste, des étrangers; tous très sympas parait il, pas d'enquiquineur public comme il y en a souvent dans les classes, bref un groupe de jeunes vraiment top !!
les cours se sont enchainés, en anglais bien sur, donc évidemment, il n'a rien compris mais bon, ça viendra....
Et puis deux heures de sport (évidemment, on avait pas prévu!): piscine au programme (il y a une piscine sur le campus mais comme il n'avait pas son maillot, plusieurs de sa classe sont allés avec lui faire un foot avec une autre classe .... foot en jean et en converses ... il est revenu en nage et avec des ampoules aux pieds!
Puis une heure cours l'après midi et hop, les cours se terminent à 15 heures tous les jours
Et voilà! Il est vraiment super heureux, a retrouvé le sourire, c'est un vrai bonheur
Une bonne douche en rentrant et tout le monde dans la piscine de la résidence .... youpiiiiii
jeudi 2 septembre 2010
c'est la rentrée !
et oui, ça y est , les vacances sont finies pour les enfants.......
d'abord quelques nouvelles de France :
le voyage en avion des garçons a été très très difficile ; déjà, à l'aéroport de Mumbay, ils ont été appelés par hauts-parleurs, une fois car leurs cartes d'embarquement faites à Pune n'étaient pas valables, et une autre fois car leurs bagages n'étaient pas arrivés jusqu'à l'avion et donc il fallait les retrouver .... pour mes non-english-speakers, ce fut une dernière épreuve à passer avant de quitter le sol indien.
Puis le décollage avant lequel le commandant de bord a prévenu les passagers que le vol serait bien remuant à cause de grosses turbulences dues à la mousson dans la région de Bombay. Ils n'ont même pas pu servir quoi que ce soit car à peine les hôtesses sortaient-elles leurs chariots qu'un méga trou d'air en a fait valdinguer une avec son chariot jusqu'au plafond !! Elles ont donc tout rangé, se sont assises et attachées. Il parait que tout l'avion était malade, d'autant que le commandant a repris le micro pour annoncer que ce mauvais temps les accompagnerait au moins jusqu'en Iran .... donc nuit vraiment terrible, sans pouvoir fermer l'œil un instant, l'avion bougeant dans tous les sens, impossible de dormir, l'estomac qui fait des va et vient entre la tête et les talons .... bref pas cool !! sauf pour ce Théau vraiment atypique qui a roupillé du décollage à l'atterrissage ..... il faut bien une exception !
A l'arrivée à Nantes, notre ami Alain (merci Alain, t'es trop fort!!!) est venu les chercher, en costume, cravate, casquette de chauffeur et panneau d'accueil digne des grandes sociétés .... j'aurais vraiment voulu voir ça, ça devait être tordant !!! Les garçons étaient morts de rire ! Quel accueil !!!!
Retrouvailles avec Coline qui décidément, se sentait bien seule loin de ses frères......
Hier, les trois garçons l'ont accompagnée jusqu'au Mans, sa nouvelle ville de résidence; ils sont gentils, n'est-ce pas?
Ce matin, rentrée à l'IUT pour Coline, et dans leurs classes de prépa à St Nazaire pour Théau et Camille. On pense fort à vous les enfants!!!!!! Bon courage à tous les trois !!!
Ici aussi ça sent la rentrée; bon, bien sûr, la rentrée officielle était début aout mais pour Etienne, se sera demain matin, vendredi 3 septembre.
En effet, après de nombreux échanges avec l'école que nous avions vue depuis la fin mars, les sentant vraiment peu sérieux et surtout absolument pas compréhensifs vis à vis des expat, nous sommes allés hier visité une autre école, un peu loin certes (45 minutes de route), mais complètement géniale. 60% d'étrangers (25 nationalités différentes) pour 40% d'indiens, des cours tout en anglais, un cadre super agréable, un personnel adapté aux spécificités des expatriés, bref, nous sommes rassurés d'y mettre Étienne car les contacts avec l'autre école commençaient à m'énerver sérieusement: ils lui ont fait passer un examen trois jours après son arrivée, c'est à dire qu'il ne dormait toujours pas la nuit, que son estomac et ses intestins le turlupinaient pas mal, donc déjà, les conditions de base n'étaient pas réunies; quand en plus, on sait que tout est en anglais, que les nomenclatures, les symboles, tant en maths qu'en physique sont différents, comment Etienne aurait il pu réussir ?? donc ils voulaient le mettre en équivalent 4°, alors qu'il vient d'avoir son brevet avec mention Bien et qu'il était admis sans souci en classe de seconde ..... chercher l'erreur... vraiment très peu d'ouverture d'esprit, ça a mis fin à nos échanges.
demain matin, Étienne endossera son new uniforme et ira prendre le bus de ramassage qui l'emmènera dans sa nouvelle école: Mercedes Benz International School of Pune; cherchez sur internet, vous verrez le site.
Aujourd'hui, nous allons nous mettre en quête de téléphones mobiles car, d'une part, les indiens n'appellent pas Guillaume sur le sien car ça leur fait payer une communication internationale, et donc pour son boulot, c'est pas très facile de ne pas pouvoir être joint, et d'autre part, ici, tout se fait par sms: les courses, les rv, les offres des boutiques, etc.... donc il va m'en falloir un pour sortir de mon isolement .
Voilà les dernières nouvelles de Pune, je souhaite à tous les écoliers, lycéens , étudiants et enseignants une bonne rentrée, nous pensons bien à vous aujourd'hui.
d'abord quelques nouvelles de France :
le voyage en avion des garçons a été très très difficile ; déjà, à l'aéroport de Mumbay, ils ont été appelés par hauts-parleurs, une fois car leurs cartes d'embarquement faites à Pune n'étaient pas valables, et une autre fois car leurs bagages n'étaient pas arrivés jusqu'à l'avion et donc il fallait les retrouver .... pour mes non-english-speakers, ce fut une dernière épreuve à passer avant de quitter le sol indien.
Puis le décollage avant lequel le commandant de bord a prévenu les passagers que le vol serait bien remuant à cause de grosses turbulences dues à la mousson dans la région de Bombay. Ils n'ont même pas pu servir quoi que ce soit car à peine les hôtesses sortaient-elles leurs chariots qu'un méga trou d'air en a fait valdinguer une avec son chariot jusqu'au plafond !! Elles ont donc tout rangé, se sont assises et attachées. Il parait que tout l'avion était malade, d'autant que le commandant a repris le micro pour annoncer que ce mauvais temps les accompagnerait au moins jusqu'en Iran .... donc nuit vraiment terrible, sans pouvoir fermer l'œil un instant, l'avion bougeant dans tous les sens, impossible de dormir, l'estomac qui fait des va et vient entre la tête et les talons .... bref pas cool !! sauf pour ce Théau vraiment atypique qui a roupillé du décollage à l'atterrissage ..... il faut bien une exception !
A l'arrivée à Nantes, notre ami Alain (merci Alain, t'es trop fort!!!) est venu les chercher, en costume, cravate, casquette de chauffeur et panneau d'accueil digne des grandes sociétés .... j'aurais vraiment voulu voir ça, ça devait être tordant !!! Les garçons étaient morts de rire ! Quel accueil !!!!
Retrouvailles avec Coline qui décidément, se sentait bien seule loin de ses frères......
Hier, les trois garçons l'ont accompagnée jusqu'au Mans, sa nouvelle ville de résidence; ils sont gentils, n'est-ce pas?
Ce matin, rentrée à l'IUT pour Coline, et dans leurs classes de prépa à St Nazaire pour Théau et Camille. On pense fort à vous les enfants!!!!!! Bon courage à tous les trois !!!
Ici aussi ça sent la rentrée; bon, bien sûr, la rentrée officielle était début aout mais pour Etienne, se sera demain matin, vendredi 3 septembre.
En effet, après de nombreux échanges avec l'école que nous avions vue depuis la fin mars, les sentant vraiment peu sérieux et surtout absolument pas compréhensifs vis à vis des expat, nous sommes allés hier visité une autre école, un peu loin certes (45 minutes de route), mais complètement géniale. 60% d'étrangers (25 nationalités différentes) pour 40% d'indiens, des cours tout en anglais, un cadre super agréable, un personnel adapté aux spécificités des expatriés, bref, nous sommes rassurés d'y mettre Étienne car les contacts avec l'autre école commençaient à m'énerver sérieusement: ils lui ont fait passer un examen trois jours après son arrivée, c'est à dire qu'il ne dormait toujours pas la nuit, que son estomac et ses intestins le turlupinaient pas mal, donc déjà, les conditions de base n'étaient pas réunies; quand en plus, on sait que tout est en anglais, que les nomenclatures, les symboles, tant en maths qu'en physique sont différents, comment Etienne aurait il pu réussir ?? donc ils voulaient le mettre en équivalent 4°, alors qu'il vient d'avoir son brevet avec mention Bien et qu'il était admis sans souci en classe de seconde ..... chercher l'erreur... vraiment très peu d'ouverture d'esprit, ça a mis fin à nos échanges.
demain matin, Étienne endossera son new uniforme et ira prendre le bus de ramassage qui l'emmènera dans sa nouvelle école: Mercedes Benz International School of Pune; cherchez sur internet, vous verrez le site.
Aujourd'hui, nous allons nous mettre en quête de téléphones mobiles car, d'une part, les indiens n'appellent pas Guillaume sur le sien car ça leur fait payer une communication internationale, et donc pour son boulot, c'est pas très facile de ne pas pouvoir être joint, et d'autre part, ici, tout se fait par sms: les courses, les rv, les offres des boutiques, etc.... donc il va m'en falloir un pour sortir de mon isolement .
Voilà les dernières nouvelles de Pune, je souhaite à tous les écoliers, lycéens , étudiants et enseignants une bonne rentrée, nous pensons bien à vous aujourd'hui.
mardi 31 août 2010
confiture de mangue
Je finis mon déjeuner avec une tartine de confiture de mangues faite maison par une amie ..... un délice ...... avez vous déjà mangé de la confiture de mangue? c'est doux, fruité, parfumé ... ça sent le soleil et on entend le vent bruissant dans les feuilles du manguier .... ce que c'est booooooooooooon !
Les garçons doivent être en train d'atterrir à Nantes après une bonne semaine en Inde, et une mauvaise nuit dans l'avion j'imagine puisque décollage à 2 heures 25 de Mumbay et atterrissage à Paris vers 8 heures du matin. Dormez bien ce soir les garçons pour vite reprendre le rythme français, et Théau, oublie le pas indien ! Désormais, il faut marcher un peu plus vite, surtout sur le chemin du lycée.... je penserai bien à vous jeudi matin, promis!
Nous avons découvert avec eux notre nouvelle ville, avons baguenaudé dans les ruelles commerçantes, sommes même allés au marché à la viande, bon, juste avec Théau qui a le coeur bien accroché car, pour ceux qui connaissent les marchés de viande africains, ils n'ont rien à leur envier; on y rentre par un passage peu engageant, une très forte odeur nous fait comprendre que nous y sommes, et puis des mouches, des mouches et encore des mouches, des chats et des chiens . Nous arrivons sous une sorte de grand hall dont la charpente est à 5-6 mètres de haut, les tuiles ne sont plus toutes là; des murs en pierres dont les joints sont bien entamés, quelques gros fils électriques ondulent au dessus de nos têtes, des carcasses accrochées partout et chacun essaie de nous vendre son morceau. Bien sûr, pas de frigo, des troncs d'arbres coupés à 1 m du sol font office de billots sur lesquels les bouchers découpent avec grande dextérité les carcasses; point de balance électronique mais deux plateaux et des poids ...... les règles d'hygiène comme on les conçoit chez nous? y'en a aucune, c'est certain! mais j'ai fait cuire très longtemps mon ragout de mouton et il était vraiment délicieux.
Nous avons aussi pris la voiture un jour pour aller dans la campagne à l'ouest de Pune; une bonne heure de route; il y a là bas, parait il, un beau point de vue pour lequel nous avons pris des routes en lacets, mais arrivés là haut, le ciel était complètement bouché, on y a juste vu deux chameaux faméliques qui véhiculaient des touristes indiens et des singes plein les arbres. Déjeuner dans un restaurant avec vue sur la vallée, les flans de coteaux étaient boisés par la forêt surement de style équatoriale; les garçons aux bons yeux ont passé beaucoup de temps à regarder des singes par myriade sauter de frondaison en frondaison, manger des fruits ou faire la sieste sur les branches, un spectacle vraiment dépaysant!
Les animaux: d'abord, les oiseaux: des passereaux à foison, un peu partout et puis des milans, beaucoup de milans qui planent au dessus de la ville; il y en a même un , alors que j'étais au bord de la piscine qui est venu faire des ronds à 5 m au dessus de ma tête en me regardant fixement ..... brrrrrrrrrr... pas drôle comme impression.... mais en fait, on en entend beaucoup, surtout le matin, plus que l'on ne peut en voir car ils doivent être dans les branches; certains ont des cris bizarres....... des singes, à priori, dès qu'on sort de la ville, on en voit autant qu'on veut; et puis, des mangoustes, il y en a une qui a traversé notre parking sous nos yeux ! Évidemment, ce fut un sujet de plaisanterie pour me faire bisquer: "s'il y a une mangouste, c'est qu'il y a des cobras, sinon, que mangerait elle?"
Invités samedi soir par un famille française dont l'ainé des garçons a l'age d'Étienne, nous notons encore de nouveaux n° de téléphone dans notre calepin indien.
Dimanche matin, messe à l'église St Jean Bosco; en sortant, Camille dit "eh bien, l'église en détresse, ce n'est pas ici! " c'est vrai que la vivacité de la prière et des chants, le nombre de paroissiens , tout était impressionnant de vérité et de vie .... une très très belle expérience
Et voilà, ils sont partis! Guillaume est parti à Mumbay avec eux, il ne rentrera que ce soir. Alors hier soir, je me suis lancée: j'ai commandé une pizza par téléphone...imaginez la difficulté pour moi: dire ce que je veux, donner l'adresse, essayer de comprendre ce que le gars me répond, etc...... et oh, miracle, la pizza est arrivée ! le seul hic, c'est que je n'avais pas imaginé qu'ils mettraient du chilli sur une italian pizza ........ donc j'ai commencé par passer 10 minutes à enlever tous les petits bouts de piment (et qu'ils sont petits!!!!) puis ensuite, j'ai essayé de manger...... pas possible, c'était encore trop fort...... mais pour Étienne, ça allait, il a pu diner sans souci
Sans blague, je préfère la confiture de mangue!!!!!
Les garçons doivent être en train d'atterrir à Nantes après une bonne semaine en Inde, et une mauvaise nuit dans l'avion j'imagine puisque décollage à 2 heures 25 de Mumbay et atterrissage à Paris vers 8 heures du matin. Dormez bien ce soir les garçons pour vite reprendre le rythme français, et Théau, oublie le pas indien ! Désormais, il faut marcher un peu plus vite, surtout sur le chemin du lycée.... je penserai bien à vous jeudi matin, promis!
Nous avons découvert avec eux notre nouvelle ville, avons baguenaudé dans les ruelles commerçantes, sommes même allés au marché à la viande, bon, juste avec Théau qui a le coeur bien accroché car, pour ceux qui connaissent les marchés de viande africains, ils n'ont rien à leur envier; on y rentre par un passage peu engageant, une très forte odeur nous fait comprendre que nous y sommes, et puis des mouches, des mouches et encore des mouches, des chats et des chiens . Nous arrivons sous une sorte de grand hall dont la charpente est à 5-6 mètres de haut, les tuiles ne sont plus toutes là; des murs en pierres dont les joints sont bien entamés, quelques gros fils électriques ondulent au dessus de nos têtes, des carcasses accrochées partout et chacun essaie de nous vendre son morceau. Bien sûr, pas de frigo, des troncs d'arbres coupés à 1 m du sol font office de billots sur lesquels les bouchers découpent avec grande dextérité les carcasses; point de balance électronique mais deux plateaux et des poids ...... les règles d'hygiène comme on les conçoit chez nous? y'en a aucune, c'est certain! mais j'ai fait cuire très longtemps mon ragout de mouton et il était vraiment délicieux.
Nous avons aussi pris la voiture un jour pour aller dans la campagne à l'ouest de Pune; une bonne heure de route; il y a là bas, parait il, un beau point de vue pour lequel nous avons pris des routes en lacets, mais arrivés là haut, le ciel était complètement bouché, on y a juste vu deux chameaux faméliques qui véhiculaient des touristes indiens et des singes plein les arbres. Déjeuner dans un restaurant avec vue sur la vallée, les flans de coteaux étaient boisés par la forêt surement de style équatoriale; les garçons aux bons yeux ont passé beaucoup de temps à regarder des singes par myriade sauter de frondaison en frondaison, manger des fruits ou faire la sieste sur les branches, un spectacle vraiment dépaysant!
Les animaux: d'abord, les oiseaux: des passereaux à foison, un peu partout et puis des milans, beaucoup de milans qui planent au dessus de la ville; il y en a même un , alors que j'étais au bord de la piscine qui est venu faire des ronds à 5 m au dessus de ma tête en me regardant fixement ..... brrrrrrrrrr... pas drôle comme impression.... mais en fait, on en entend beaucoup, surtout le matin, plus que l'on ne peut en voir car ils doivent être dans les branches; certains ont des cris bizarres....... des singes, à priori, dès qu'on sort de la ville, on en voit autant qu'on veut; et puis, des mangoustes, il y en a une qui a traversé notre parking sous nos yeux ! Évidemment, ce fut un sujet de plaisanterie pour me faire bisquer: "s'il y a une mangouste, c'est qu'il y a des cobras, sinon, que mangerait elle?"
Invités samedi soir par un famille française dont l'ainé des garçons a l'age d'Étienne, nous notons encore de nouveaux n° de téléphone dans notre calepin indien.
Dimanche matin, messe à l'église St Jean Bosco; en sortant, Camille dit "eh bien, l'église en détresse, ce n'est pas ici! " c'est vrai que la vivacité de la prière et des chants, le nombre de paroissiens , tout était impressionnant de vérité et de vie .... une très très belle expérience
Et voilà, ils sont partis! Guillaume est parti à Mumbay avec eux, il ne rentrera que ce soir. Alors hier soir, je me suis lancée: j'ai commandé une pizza par téléphone...imaginez la difficulté pour moi: dire ce que je veux, donner l'adresse, essayer de comprendre ce que le gars me répond, etc...... et oh, miracle, la pizza est arrivée ! le seul hic, c'est que je n'avais pas imaginé qu'ils mettraient du chilli sur une italian pizza ........ donc j'ai commencé par passer 10 minutes à enlever tous les petits bouts de piment (et qu'ils sont petits!!!!) puis ensuite, j'ai essayé de manger...... pas possible, c'était encore trop fort...... mais pour Étienne, ça allait, il a pu diner sans souci
Sans blague, je préfère la confiture de mangue!!!!!
mercredi 25 août 2010
bonjour Pune !!!!!
Nous y voilà enfin!
Premier message publié depuis notre nouvelle demeure....
Après un long long voyage, nous avons fini par poser nos valises, et pour un bon moment....
Samedi fin d'après midi, je ferme la maison et après un dernier coup d'œil mélancolique, hop, en voiture direction Rezé où nous allons dormir pour être plus prêts de l'aéroport. Lever 5 h15 , l'avion décolle de Nantes vers 7 heures, atterrit à Paris vers 8 heures 30. Changement de terminal et re-décollage, cette fois vers une destination bien exotique: Mumbay (anciennement Bombay)
Merci Alain, Phéline, Joseph et Valérie pour ces bons derniers moments sur le sol français, merci Loïc et Catherine pour nos passeports!!!
Atterrissage vers minuit et demi, avec une bonne heure de retard pour cause d'accident d'atterrissage juste avant notre arrivée, donc on a beaucoup tourné au dessus de la mer pendant que l'avion en dessous se faisait largement arroser par les pompiers!
Bombay: chaleur moite et intense, odeurs pas vraiment agréables, encore des tas de chiens errants dans les rues, des embouteillages ...... bref, Bombay ! j'aime pas vraiment cette ville, vous l'aurez compris......
premier contact avec l'Inde pour les garçons ..... faudra leur demander leurs impressions
Au lieu de prendre l'avion du matin pour Pune, Guillaume nous a réservé des places sur l'avion du soir, de manière à pouvoir passer une nuit à dormir dans un lit d'hôtel plutôt que sur des sièges de terminal d'aéroport ; merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, ce fut bien agréable !!!
Donc une bonne nuit à Bombay, matinée cool, piscine, bullage et hop, vers 14h30, on se prépare pour aller à l'aéroport national (pas le même que celui où nous avons atterri); sur les bords de la piste: des bidonvilles ..... à côté de la piste, tous les 50 mètres environ, des toiles supportées par 4 bambous, abritant des guetteurs ..... guetteurs de quoi? on n'a pas vraiment su trouver
L'avion pour Pune décolle avec presque une heure de retard, on est en Inde ...... :)
Le temps de décoller et d'atterrir, une demi heure et zou, nous y sommes.
Le long de la piste, à moins de 50 mètres, mes amateurs d'avions ont pu admirer avec joie une vingtaine de Mig 29 , verrières ouvertes, prêts à partir en mission; ça les a vraiment ravis!
On descend de notre Boing 737 directement sur le tarmac, pas de tunnel, pas de bus, on traverse tout à pied, passant entre les appareils qui arrivent ou qui repartent.... température vraiment agréable! il fait doux, un vrai régal après Bombay
La voiture nous attend, on y case , à l'indienne, six groooooooosses valises, que dis-je, énoooooooormes valises, 7 bagages à main dont une boite à violon et une boite de trompette, six voyageurs (et ce ne sont plus de petits enfants!!!) et un chauffeur ..... en clair, on s'entasse !!!!
Et arrivée à l'appartement ...... ouverture de la porte presque 48 heures après la fermeture de notre chez-nous de France .....
Guillaume avait mis des boissons fraiches au frigo, youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
Quelques 20 minutes après notre arrivée, coup de sonnette!
Un petit bonhomme, Augustin, 4 ans, français de Pune, tient un bouquet de fleurs et nous dit avec sa voix de bambin: "bienvenue!!!!"
Ça fait plaisir les amis comme ça ......
Le soir, resto au bas de l'immeuble et découverte pour les garçons, de la nourriture indienne; ils ont aimé mais ont passé une nuit un peu rude .... pas cool pour l'estomac le piment! Donc mardi, au resto pour le déjeuner, on a bien spécifié "without chili !!!!!" et là, seules les épices parfumées mais non piquantes nous ont fleuri le palais; un vrai régal !!!
Les premières photos :prises depuis notre appartement du 7° étage:
vue depuis la terrasse d'une des chambres: un immeuble en construction, encore des échafaudages en bambou ...... pas très droits mais ça a l'air de tenir quand même
vue plongeante depuis la terrasse du salon: la piscine et la pelouse de la résidence, et en face, l'autre immeuble, identique au nôtre
premier petit-déjeuner chez nous, sur la terrasse, la table est un rien petiote mais comme tout le monde ne se lève pas à la même heure, c'est pas grave! température bien agréable, juste un peu de bruit dans la rue, mais ça, je crois qu'il va falloir s'y faire car c'est normal ici le bruit. D'abord le train, dont la voie est 200 mètres; son klaxon est grave, on dirait une corne de brume, et il semble qu'il y ait beaucoup de monde sur les voies car il sonne vraiment beaucoup! et puis les klaxons des voitures, les oiseaux, les moteurs de tuktuk, etc..... mais en fait, rien qui ne soit pas supportable même si c'est vrai que nous sommes loin de notre silence briéron

Première leçon d'Inde: le petit déjeuner et comment faire chauffer l'eau pour le café ou le thé quand on n'a pas de bouilloire électrique.
C'est simple, on prend une casserole ! mais ici, les casseroles ne sont pas comme chez nous, elles ont un rebord bien arrondi, pas de manche, l'intérieur est en inox , le fond en cuivre ... de prime abord, on se demande comment ça fonctionne, mais regardez, je vous ai fait une leçon en image
enfin, voilà comment on se sert ..... ça parait bizarre, mais en fait, c'est assez pratique; et on n'en fiche pas partout
Bon, pour aujourd'hui, ça suffit, faut garder d'autres découvertes pour les jours suivants ......
Premier message publié depuis notre nouvelle demeure....
Après un long long voyage, nous avons fini par poser nos valises, et pour un bon moment....
Samedi fin d'après midi, je ferme la maison et après un dernier coup d'œil mélancolique, hop, en voiture direction Rezé où nous allons dormir pour être plus prêts de l'aéroport. Lever 5 h15 , l'avion décolle de Nantes vers 7 heures, atterrit à Paris vers 8 heures 30. Changement de terminal et re-décollage, cette fois vers une destination bien exotique: Mumbay (anciennement Bombay)
Merci Alain, Phéline, Joseph et Valérie pour ces bons derniers moments sur le sol français, merci Loïc et Catherine pour nos passeports!!!
Atterrissage vers minuit et demi, avec une bonne heure de retard pour cause d'accident d'atterrissage juste avant notre arrivée, donc on a beaucoup tourné au dessus de la mer pendant que l'avion en dessous se faisait largement arroser par les pompiers!
Bombay: chaleur moite et intense, odeurs pas vraiment agréables, encore des tas de chiens errants dans les rues, des embouteillages ...... bref, Bombay ! j'aime pas vraiment cette ville, vous l'aurez compris......
premier contact avec l'Inde pour les garçons ..... faudra leur demander leurs impressions
Au lieu de prendre l'avion du matin pour Pune, Guillaume nous a réservé des places sur l'avion du soir, de manière à pouvoir passer une nuit à dormir dans un lit d'hôtel plutôt que sur des sièges de terminal d'aéroport ; merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, ce fut bien agréable !!!
Donc une bonne nuit à Bombay, matinée cool, piscine, bullage et hop, vers 14h30, on se prépare pour aller à l'aéroport national (pas le même que celui où nous avons atterri); sur les bords de la piste: des bidonvilles ..... à côté de la piste, tous les 50 mètres environ, des toiles supportées par 4 bambous, abritant des guetteurs ..... guetteurs de quoi? on n'a pas vraiment su trouver
L'avion pour Pune décolle avec presque une heure de retard, on est en Inde ...... :)
Le temps de décoller et d'atterrir, une demi heure et zou, nous y sommes.
Le long de la piste, à moins de 50 mètres, mes amateurs d'avions ont pu admirer avec joie une vingtaine de Mig 29 , verrières ouvertes, prêts à partir en mission; ça les a vraiment ravis!
On descend de notre Boing 737 directement sur le tarmac, pas de tunnel, pas de bus, on traverse tout à pied, passant entre les appareils qui arrivent ou qui repartent.... température vraiment agréable! il fait doux, un vrai régal après Bombay
La voiture nous attend, on y case , à l'indienne, six groooooooosses valises, que dis-je, énoooooooormes valises, 7 bagages à main dont une boite à violon et une boite de trompette, six voyageurs (et ce ne sont plus de petits enfants!!!) et un chauffeur ..... en clair, on s'entasse !!!!
Et arrivée à l'appartement ...... ouverture de la porte presque 48 heures après la fermeture de notre chez-nous de France .....
Guillaume avait mis des boissons fraiches au frigo, youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
Quelques 20 minutes après notre arrivée, coup de sonnette!
Un petit bonhomme, Augustin, 4 ans, français de Pune, tient un bouquet de fleurs et nous dit avec sa voix de bambin: "bienvenue!!!!"
Ça fait plaisir les amis comme ça ......
Le soir, resto au bas de l'immeuble et découverte pour les garçons, de la nourriture indienne; ils ont aimé mais ont passé une nuit un peu rude .... pas cool pour l'estomac le piment! Donc mardi, au resto pour le déjeuner, on a bien spécifié "without chili !!!!!" et là, seules les épices parfumées mais non piquantes nous ont fleuri le palais; un vrai régal !!!
Les premières photos :prises depuis notre appartement du 7° étage:
premier petit-déjeuner chez nous, sur la terrasse, la table est un rien petiote mais comme tout le monde ne se lève pas à la même heure, c'est pas grave! température bien agréable, juste un peu de bruit dans la rue, mais ça, je crois qu'il va falloir s'y faire car c'est normal ici le bruit. D'abord le train, dont la voie est 200 mètres; son klaxon est grave, on dirait une corne de brume, et il semble qu'il y ait beaucoup de monde sur les voies car il sonne vraiment beaucoup! et puis les klaxons des voitures, les oiseaux, les moteurs de tuktuk, etc..... mais en fait, rien qui ne soit pas supportable même si c'est vrai que nous sommes loin de notre silence briéron
Première leçon d'Inde: le petit déjeuner et comment faire chauffer l'eau pour le café ou le thé quand on n'a pas de bouilloire électrique.
C'est simple, on prend une casserole ! mais ici, les casseroles ne sont pas comme chez nous, elles ont un rebord bien arrondi, pas de manche, l'intérieur est en inox , le fond en cuivre ... de prime abord, on se demande comment ça fonctionne, mais regardez, je vous ai fait une leçon en image
Bon, pour aujourd'hui, ça suffit, faut garder d'autres découvertes pour les jours suivants ......
samedi 21 août 2010
au revoir la France ......
samedi 14 heures, les valises sont prêtes, la maison est quasi propre et rangée, on attend juste les passeports qui devraient arriver vers 15 heures et ouste, tout le monde vers Nantes, on se rapproche de l'aéroport....... cette fois, je crois qu'on peut commencer à y croire........
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