mardi 6 décembre 2016

sav

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lundi 16 février 2015

Ciao

Et voilà, nous sommes au bout de l'aventure . Certains le savent d'autres pas encore ...

Je ne vais pas raconter les détails de l'affaire mais disons qu'une cessation inattendue de contrat nous a vus rentrer en France fin décembre . Un nouveau contrat de travail avec une autre boite devait commencer début février, à Pune également. Donc notre déménagement était resté sur place en attendant notre retour pour de nouvelles aventures dans un nouveau quartier, nouvel appartement.
Ça ne se fera pas; donc pas de retour là-bas prévisible .....

Faire un bilan de ces années écoulées en quelques lignes, c'est aussi impossible que de répondre à la question tant entendue: "alors c'est comment l'Inde?" ......

Maintenant que vous n'avez plus à vous souciez de nous savoir loin, je peux bien vous le dire : le blog était écrit avec un filtre .... rose, bleu, à votre guise.... un filtre qui cache les côtés difficiles et font ressortir les côtés agréables ..... une vie en rose, une vie en bleu ..... mais pas la vraie vie quotidienne qui était loin d'être "facile"!

Certes, on a vécu des années riches, très riches, pas en monnaie, ça non, c'est fini le mythe des expats pleins aux as (sauf, je vous l'accorde, pour certaines très grosses boites qui font encore exception). Riches en découvertes, en amitiés, en dépassement de soi, en ouverture d'esprit, en émerveillements ...

Un jour, je lisais que "on devient vieux le jour où on ne sait plus s'émerveiller". Et bien, je peux vous assurer que j'ai stoppé le processus de vieillissement durant ces années!

On m'avait dit "tu verras, il faut un an pour comprendre une nouvelle culture"
Au bout d'un an, c'est vrai, je me disais "ah oui, maintenant, je comprends ci et ça, je comprends pourquoi ils font telle ou telle chose"
Au bout de 2 ans, je réalise que tout ce que je croyais l'année précédente était faux, ce n'était qu'un leurre, que la réalité était bien plus compliquée et que pour l'atteindre, ce serait vraiment difficile.
Au bout de 3 ans, j'ai compris que pour tenter de rentrer dans la culture indienne , il fallait passer par le langage car les constructions du langage sont identiques aux constructions de leur pensée, donc de leur culture
Au bout de 4 ans, grâce aux centaines d'heures d'apprentissage du hindi, grâce aux nombreux amis indiens que nous avions et les discussions passionnantes, j'ai enfin  touché du doigt l'étendue de la complexité de cette culture, ses paradoxes, ses merveilles et ses horreurs (qui ne sont des horreurs que pour nous, pas pour eux ... c'est toute la complexité!). Je commençais à "m'habiller" moi-même de cette culture, à m'y fondre un tout petit peu, sans perdre mon moi-même, rassurez-vous ....
Et là, alors que nous touchons aux 5 ans (mars 2010 ..... première plongée dans un quartier qui sera, étrangement, le dernier dans lequel je me suis replongée avant mon départ en décembre), c'est l'écroulement soudain ..... Toute la patience mise au service de la tentative de compréhension de ces gens tellement différents de nous semble n'avoir plus de finalité ....

Et bien, non, tout ça n'aura pas servi à rien !

Guillaume a pu passer la semaine dernière à Pune régler nos affaires, vendre la moto, mettre nos stuffs perso dans un container qui devrait - un jour- arriver ici, chez nous en France, et diverses mille choses stressantes et importantes. Durant ces quelques jours, il a été aidé et soutenu par ces amis, ces amies qui sont autant de bouées de survie, sur lesquelles on peut s'amarrer sans crainte du coup de vent. Rien que ça eut suffit à dire que le bilan n'est pas nul!

Après, la liste est finalement longue .... même si je ne parle que pour moi (s'il fallait parler du "bénéfice pour les enfants, ce serait trop long!): j'ai appris l'anglais - gardé mon accent pourri, mais ça, j'y tiens, c'est ma marque perso et ça fait trop rire tout le monde!-, j'ai appris le hindi - qui aurait imaginé ça il y a 10 ans? folie ! J'ai appris mille secrets que je vais réutiliser ici, à n'en pas douter.
J'ai appris à voir ce qui est invisible, à écouter ce qui ne s'entend pas, à colorer le terne et à éclairer la nuit .... j'ai appris ce que l'Inde peut apprendre à ceux qui acceptent de se laisser dépasser par l'inconnu.....

Je suis prête à repartir, ailleurs pourquoi pas, apprendre une autre langue, un nouvel alphabet, une nouvelle culture, ..... je suis prête aussi à ne pas repartir s'il le faut, après tout, j'ai tellement de trésors à utiliser maintenant que 50 autres années n'y suffiront pas !

Et ce blog - me direz-vous ..... qu'en faire? le fermer? le garder?
Je ne sais pas encore ..... pour l'instant , pas trop le jus, pas trop le temps ..... on verra !

Et puisqu'on n'a pas fait de carte de vœux, puisqu'on n'a envoyé aucun vœu de bonne année, je sais, il est bien tard, mais on vous souhaite à tous, une très douce année 2015 !



vendredi 31 octobre 2014

C'est parti !!!

Le 19 octobre dernier, je quittais Pune pour rejoindre les zhommes à Bombay où ils avaient à faire depuis deux jours. Valises remplies pour un départ en vacances programmé depuis que Juliette nous avait dit cet été vouloir nous retrouver au moment des vacances de Toussaint. Les niortais se sont ralliés à l'idée d'une virée indienne et c'est ainsi que nous avons préparé notre voyage au Rajasthan.

Une chambre d’hôtel au dessus de la plage à Bombay.... vue assez extraordinaire pour l'immortaliser!


Comme certains savent, mon horloge biologique me réveille dès potron minet tous les matins, et ce matin-là, j'ai été bien surprise de découvrir qu'à 6 heures du mat, la plage est déjà bien utilisée.... l'on y prend son petit-déjeuner, l'on y pratique son yoga matinal, l'on fait un ptit footing, .....
 .... ou simplement l'on pêche ....

Le 20 au matin, on réceptionne  avec joie les niortais, pas encore au complet malheureusement. Ils sont alors heureux de profiter d'un bon petit-déjeuner.

Mais ce qui leur plaira le plus, c'est la journée récupération au bord ou dans la piscine.....


Et dans la nuit qui suit, les chartrains débarquent aussi. Comme notre avion n'est prévu qu'en début d'après-midi, le petit rafraichissement s'impose également pour eux!

Et voici les trois "petits" qui nous accompagneront durant notre périple.

Départ pour l'aéroport ... Tama se met bien vite aux us indiens!

Mais n'ayant pas de choix de compagnie aérienne sur la destination d'Udaipur, les ennuis commencent ... vol retardé sine die. On s'organise..
 chacun son truc pour tromper l'ennui....


Quant à moi, je continuais à écrire l'histoire de Sawai Jai .....

Puis décollage, enfin ! Survol des bidonvilles qui longent les pistes.

Survol de Bombay en est-ouest,
 
avant de virer vers le nord-est.

 Après avoir raconté aux garçons le premier épisode de l'histoire de Sawai Jai, un petit repos semble nécessaire à ma gauche.

Et c'est le survol du sud du Rajasthan.... aridité ..... c'est le premier mot qui vient à l'esprit en jetant un œil par le hublot ....

Par contre, en posant le pied à Udaipur, les premiers mots seraient: propreté, organisation, calme.

Nous arrivons à l’hôtel trois heures après ce qui était prévu, et donc ne ferons pas la balade sur le lac comme nous l'imaginions. Notre hôtel est vraiment bien placé ! Que ce soit depuis la terrasse ou depuis les chambres, le lac est notre panorama ! Grandiose!


Tournons les yeux vers la gauche, nous sommes juste en dessous du palais royal, magnifique!

Habitant non comptabilisé dans le dernier recensement !

 Un hôtel vraiment accueillant! C'est une ancienne haveli, complètement tarabiscotée, avec des escaliers par-ci, des balcons par-là, des passages à droite, et des couloirs à gauche..... de quoi se perdre! Mais arrangé avec beaucoup de goût, on s'y perd avec joie !

Je ne saurai même pas dire combien il a d'étages ..... pas d’ascenseur, ce serait impossible vu la configuration des lieux.

Nous prenons un verre sur la terrasse alors que le soleil se couche, et que les lampes s'éclairent un peu partout aux alentours.

Et un dîner dans la maison voisine, beaucoup de charme ici aussi !

Vous avez lu plus haut que je parle de Sawai Jai. Qui est-ce?

Compte tenu du jeune âge de deux de nos voyageurs, j'ai imaginé leur faire faire ce tour en leur racontant l'histoire d'un petit garçon. L'idée était de leur lire un épisode tous les soirs, épisode qui permettrait d'anticiper sur les visites du lendemain afin de les intéresser différemment.

Je vous propose de vous raconter, à vous aussi, notre voyage, en utilisant l'histoire de Sawai Jai. Retrouvez votre âme d'enfant et laissez-vous guider au pays des rajahs. Voici le premier épisode, celui que j'ai raconté dans l'avion.

Il était une fois, un petit garçon qui s’appelait Sawai Jai. Il avait 10 ans et habitait la belle ville de Jaipur, une ville que l’on situe aujourd’hui en Inde, dans l’état du Rajasthan.



A l’époque où vivait Sawai Jai, l’Inde n’existait pas mais c’était une mosaïque de petits royaumes, chacun dirigé par un roi, le rajah. Le Rajasthan , « pays des rois », est l’état indien qui rassemble tous les anciens petits royaumes des rajahs.



Revenons au petit Sawai Jai. C’était un petit garçon comme les autres : pas toujours sage, pas toujours obéissant, pas toujours raisonnable mais gentil, facétieux, curieux, joueur et toujours rêveur.



Sawai Jai habitait le palais du rajah. Il n’allait pas à l’école mais un précepteur, c’est à dire un professeur, venait juste pour lui, tous les jours au palais. Ce professeur, Mr Singh, était un vrai savant, et Sawai Jai était toujours ébloui de découvrir tout ce que son professeur connaissait. Il l’écoutait  parler de l’histoire de son pays, des royaumes voisins, des animaux de son pays, des coutumes et tant de choses passionnantes…..



Sawai Jai était le prince, le fils du rajah de Jaipur, de la grande famille des Rajput.

Voilà pourquoi il ne sortait pas du palais, pourquoi il n’allait pas à l’école avec les autres garçons, pourquoi Mr Singh était la personne avec laquelle il passait le plus de temps. Ceci dit, il était rarement seul puisque tous les serviteurs du palais étaient aux petits soins pour lui et cherchaient à satisfaire le moindre de ses envies.



Mais le soir, le petit Sawai Jai partait, au coucher du soleil, il montait tout en haut des remparts et là, regardait et rêvait …..



Il regardait le royaume de son papa, il regardait les gens qui rentraient en ville après une journée de travail, il regardait les éléphants qui revenaient de leur journée de labeur. Tout le jour, ils avaient tiré des lourdes charges, et le soir, ils attendaient de retrouver leur écurie pour prendre un repos bien mérité.



Sawai Jai aimait les éléphants. Parfois, il montait sur le sien, il l’avait eu pour son dixième anniversaire, mais il n’avait pas le droit de monter sur son cou comme son cornac, il devait rester sur le howdah.



Sawai Jai avait un secret….. il ne voulait pas devenir rajah comme son papa, il voulait devenir cornac !



Hier, il l’avait dit à son précepteur qui était parti d’un grand éclat de rire. Mais ce matin, quand il l’a dit à son papa, celui-ci est devenu tout rouge, et s’est fâché !



« Tu es un prince Sawai Jai, ton père est rajah, ton grand-père l’était avant lui et ton arrière-grand père également. Toi aussi, à ma mort, tu seras le rajah de Jaipur ! C’est ainsi ! Il te faut apprendre beaucoup de choses pour pouvoir régner et tu n’as pas le temps de t’amuser avec des éléphants. Retourne voir ton précepteur ! »



Sawai Jai retourna dans sa salle d’études en boudant, il était vraiment fâché contre son père le rajah. Mr Singh, le voyant arriver ainsi, s’enquit de ses problèmes.



- Mon père ne veut pas que j’apprenne le métier de cornac. Il veut que je sois rajah…. Mais moi je ne veux pas ! Je veux vivre avec les éléphants. Ce soir, je partirai, je sortirai du palais et j’irai me cacher dans la jungle. Mon père me pensera perdu, dévoré par les tigres et choisira mon frère pour être le rajah ! Comme ça, je pourrai tranquillement aller vivre chez les cornacs et apprendre leur savoir-faire!



- Allons allons, prince Sawai Jai, c’est idiot ! Dans la jungle, vous vous ferez vraiment dévorer par les tigres ou les panthères avant même d’avoir rejoint le village des cornacs ! Laissez-moi parler à votre père, je pense qu’il m’écoutera.



Et Mr Singh quitta la pièce, laissant Sawai Jai rêveur…. Mr Singh serait donc de son côté ?



Une heure plus tard, le rajah faisait appeler son fils. Mr Singh était avec lui.



- Viens donc ici Sawai Jai. Ton précepteur est un homme sage et persuasif.

Je te propose de partir ce soir avec lui. Tu vas parcourir le pays, tu devras découvrir les richesses cachées chez nos voisins et cousins, à Udaipur, à Kumbhalgarh, à Jodhpur... Tu devras apprendre beaucoup de lui et des gens que tu rencontreras, il te faudra écouter, et regarder avec tes yeux, mais aussi avec ton cœur. Chaque jour, tu deviendras plus fort, chaque jour, tu grandiras un peu et lorsque tu reviendras, si ce voyage t’a été bénéfique, tu auras appris suffisamment pour monter un éléphant ; je te le promets.



Sawai Jai ne s’était jamais senti aussi heureux et regardait son père avec reconnaissance, et son maître avec admiration. Comment avait-il réussi ce tour de force ?

Comme il était heureux !



- Je n’ai pas fini Sawai Jai. Prends un sac, remplis le toi-même de ce qui te sera utile pour le voyage et sois prêt dans une heure. Mr Singh et toi partez pour Udaipur, la Ville Blanche. Vous logerez au bord du lac. Il te faudra ce soir aller sur le lac, voir le soleil se coucher sur cette étendue d’eau calme, admirer la cité blanche et en imprimer ses contours en ta mémoire.



Une heure après, bien sûr, Sawai Jai était fin prêt, complètement excité à l’idée de sortir du palais, d’aller voir le monde, en vrai !



En cours de route, Mr Singh lui racontait l’histoire d’Udaipur. Sawai Jai était attentif, il avait bien compris que ce voyage n’était pas seulement du plaisir mais qu’il devait en retirer une certaine connaissance du monde.



« Autrefois, ce pays était sans arrêt envahi, soit par les moghols, soit par les marathes et les sacs successifs de la capitale la rendirent inhabitable alors le maharajah décida, en 1568, d’aller construire une nouvelle ville au bord du lac Pichola. Tout autour, des collines boisées permettraient de la protéger un peu mieux des envahisseurs. C’est ainsi que naquit Udaipur. Toutes les maisons devaient être peintes en blanc et c’est encore le cas aujourd’hui. Les collines, elles, paraissent gris-bleu … il te faudra bien regarder la ville depuis le lac, c’est seulement depuis l’eau qu’on la voit dans toute sa beauté. Le lac Pichola est parfois sec quand la mousson vient à tarder mais dès l’arrivée des pluies, il retrouve ses reflets argentés. Attention, dans certaines zones peu habitées, des crocodiles ont élu domicile donc évite d’y aller. Au milieu du lac, un riche rajah a construit son palais, spécialement conçu pour accueillir ses hôtes de marques, nous ne pourrons pas y débarquer. 



Après cette promenade sur l’eau, je pense que tu auras bien mérité un bon repas et un lit agréable. Nous logerons dans une haveli, maison que le rajah de Udaipur met à notre disposition pour deux jours.

Sawai Jai commençait déjà à rêver d’Udaipur  et termina le voyage endormi ….

fin de vacances

Pour tous ceux qui espéraient avoir des nouvelles des vacances en temps réel, c'est raté ! Durant tout le séjour au Rajasthan, nous n'avons pas eu d'internet et en plus,je n'aurais pas eu assez de temps pour faire un article every day ....

Mais soyez rassurés, que vous soyez au Croisic, à Rezé ou à Versailles, Juliette et Tama, Guillemette Constance et Gaétan sont dans la voiture, sur la route de Bombay. Ils vont y retrouver G et Nico qui y sont depuis hier, 24h entre frères ....

Ils dineront tous au Yacht Club à Bombay, puis Ju et Tama iront prendre leur avion, les niortais dormiront au club et prendront leur avion demain matin.

J'ai plus de 3000 photos à trier, et je me mets aux articles sur ces bonnes vacances.

Mais avant de publier cet article, je n'oublie pas:

JOYEUX ANNIVERSAIRE VALENTIN  !!!!

vendredi 17 octobre 2014

Sheherazade ....

Je finis vite mes articles en retard car demain, départ en vacances! Nous allons retrouver de la famille qui arrive à Bombay et lundi, vol vers le Rajasthan..... vous aurez des reportages en images, promis !

Mais pour avoir l'esprit libre, je termine le "travail" en retard!

La semaine dernière, il y avait l'activité du Win "music, dance and entertainment". Nous étions reçues chez Bhavna, une de mes élèves de français qui a une maison somptueuse et un jardin non moins magnifique. C'est Moushumi, ma prof de pilates et élève de français aussi qui animait l'activité.

Elle suit depuis quelques années des cours de bellydance, passe des tas d'examens vraiment difficiles et maintenant, elle a acquis suffisamment de pratique pour faire des démos.

Laissez-moi d'abord vous présenter le cadre où nous étions, ça vaut le coup d'oeil !



 Un gars de son personnel qui prend ses instructions dans un des téléphones du jardin






 voilà deux des téléphones du jardin ... c'est la classe !


 Sur la petite table, vous voyez des petites miniatures, ce sont des petits personnages en terre cuite représentant la vie d'un village traditionnel. un village d'il y a mille ans ou de maintenant, comme vous voulez, c'est pareil !!!!






 Et là, c'est Bhavna, ma copine
 un parasol qui vient du Gujarat, entièrement en patchwork !

Et voici Moushumi qui s'est changée...... elle devient dès lors, notre Shéhérazade !




Et puis le show commence, tout le monde est là , la musique va commencer .... chuuuut ...

Mais le but n'étant pas que de regarder, allez, il faut se bouger !!! D'abord on apprend les mouvements de base

 Elles me font riiiiiire !!!
 Ilaria, à fond !




Et maintenant que les mouvements sont acquis, en avant la musique et toutes les Shéhéazade du win !!!!

Une bonne matinée !!! A lot of fun !!!!